L’entente pour réduire la production est prolongée

Le ministre saoudien du Pétrole, Khalid A. Al-Falih, s'adresse aux journalistes, le 25 mai 2017.
Photo: Ronald Zak Associated Press Le ministre saoudien du Pétrole, Khalid A. Al-Falih, s'adresse aux journalistes, le 25 mai 2017.

Vienne — Une alliance formée de plusieurs des plus grands producteurs de pétrole du monde a accepté de prolonger une entente sur la réduction de leur production pendant neuf autres mois. Ils espèrent ainsi pouvoir soutenir les prix du baril de brut, même si cela semble de plus en plus futile face à la croissance de la production aux États-Unis.

La décision prise jeudi par les 14 États membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et un groupe de 10 autres pays incluant la Russie fait en sorte que la réduction de production totalisant 1,8 million de barils par jour acceptée en novembre 2016 restera en vigueur jusqu’en mars. Le ministre saoudien du Pétrole, Khalid A. Al-Falih, qui présidait la rencontre de jeudi, a dit s’attendre à ce que la prolongation réduise le niveau des réserves de brut à un niveau correspondant à « la moyenne de cinq ans d’ici la fin de l’année ».

Une plus faible quantité de pétrole sur le marché devrait normalement faire grimper la valeur du baril. Mais toute reprise dans les prix pourrait être modeste et temporaire.

L’alliance du cartel de l’OPEP et des autres producteurs se heurte aux producteurs de schistes américains. Plusieurs sont revenus sur le marché depuis que les prix du pétrole se sont éloignés de leurs creux de l’an dernier pour retrouver le niveau des 50 $US, et d’autres sont prêts à reprendre leurs activités si la croissance des prix se poursuit. Cela pourrait augmenter les réserves et faire reculer les prix de nouveau.

Les investisseurs semblaient se concentrer sur cet aspect jeudi, puisque le prix du baril de pétrole brut reculait à ses niveaux de l’automne dernier, avant la rencontre de l’OPEP de novembre. À la Bourse des matières premières de New York, le prix de référence du baril de pétrole brut cédait 2,46 $US, pour se situer à 48,90 $US.

Le prix du pétrole — ainsi que celui de ses produits dérivés comme l’essence — ne devrait pas beaucoup grimper dans les mois à venir. Cela serait une bonne nouvelle pour les consommateurs et les entreprises qui consomment beaucoup d’énergie à travers le monde, mais continuerait à nuire aux budgets de certaines nations qui dépendent davantage de la production de pétrole, comme le Venezuela et le Brésil.

L’entente prolonge une réduction de production de 1,2 million de barils de l’OPEP, tandis que les autres pays producteurs non-membres du cartel diminuent leur production d’un total de 600 000 barils.