«Dieselgate»: General Motors à son tour traîné en justice

GM aurait installé différents logiciels truqueurs dans ses Chevrolet Silverado Duramax et GMC Sierra Duramax entre 2011 et 2016.
Photo: Justin Sullivan / Getty Images / Agence France-Presse GM aurait installé différents logiciels truqueurs dans ses Chevrolet Silverado Duramax et GMC Sierra Duramax entre 2011 et 2016.

New York — Après Volkswagen et Fiat Chrysler, General Motors est à son tour impliqué dans le « Dieselgate » : une plainte vient d’être déposée aux États-Unis contre le premier constructeur automobile, l’accusant d’avoir installé des logiciels truqueurs pour fausser le niveau réel des émissions polluantes de certains véhicules diesel.

L’équipementier allemand Bosch, déjà cité dans une plainte contre Volkswagen, est également poursuivi par les plaignants, dont les reproches ont été assemblés dans un recours en nom collectif (class action) déposé jeudi devant un tribunal du Michigan, où est basé General Motors (GM). Bosch est accusé d’avoir été « un acteur actif, au courant de la tricherie destinée à contourner » les normes d’émissions standards américaines. Les propriétaires et loueurs de plus de 70 000 grosses camionnettes à plateau à motorisation diesel Chevrolet Silverado Duramax et GMC Sierra Duramax affirment que GM a installé différents logiciels truqueurs dans ces voitures entre 2011 et 2016.

« Contrairement aux promesses de GM, un test d’émissions révèle que les modèles Sierra et Silverado rejettent des niveaux de NOx beaucoup plus élevés que les modèles à motorisation essence, qui sont eux aux niveaux standards requis par l’agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) pour pouvoir être vendus aux États-Unis », peut-on lire dans la plainte, consultée par l’AFP. Les plaignants vont jusqu’à affirmer que les véhicules de GM poseraient plus de risque à l’environnement que les voitures Volkswagen.

« Ces affirmations sont sans fondement et nous allons nous défendre vigoureusement », a réagi le constructeur américain dans un communiqué, ajoutant que les modèles mis en cause se conforment « à toutes les législations de l’EPA et du Carb [l’agence californienne de l’environnement] sur les émissions ».