La cadence a ralenti en avril

Les mises en chantier de logements collectifs dans les centres urbains ont reculé de 16,7% et celles des maisons individuelles, de 12,1%.
Photo: iStock Les mises en chantier de logements collectifs dans les centres urbains ont reculé de 16,7% et celles des maisons individuelles, de 12,1%.

Ottawa — La cadence annuelle des mises en chantier de nouvelles habitations a reculé de 15 % le mois dernier par rapport au mois de mars, a indiqué lundi la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

Selon l’agence établie à Ottawa, le nombre mensuel désaisonnalisé et annualisé de mises en chantier se situait à 214 098 unités en avril, en baisse par rapport à 252 305 en mars. Les économistes s’attendaient à un taux annuel de 210 000 mises en chantier, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters.

Les mises en chantier de logements collectifs dans les centres urbains ont reculé de 16,7 % et celles des maisons individuelles, de 12,1 %. Le nombre de mises en chantier d’habitations dans les régions rurales a été évalué à 14 613 unités, en chiffres désaisonnalisés et annualisés.

Cependant, le recul d’avril n’était pas assez important pour empêcher la moyenne mobile de six mois de grimper à 213 768 unités en avril, par rapport à 210 702 unités en mars.

« La construction résidentielle s’est intensifiée au Canada : le nombre désaisonnalisé de logements mis en chantier a dépassé la barre des 200 000 pour un cinquième mois d’affilée. La progression de la tendance est en grande partie attribuable à l’activité sur le marché des appartements de la Colombie-Britannique et du Québec ; elle a toutefois été atténuée par la baisse des mises en chantier de logements collectifs en Ontario », a déclaré Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL.

L’agence a ajouté que, même si le nombre de mises en chantier était en baisse au Québec en avril, le bilan des quatre premiers mois était en hausse d’environ 30 % dans les centres urbains. « Ce résultat est principalement attribuable à la forte construction d’appartements, surtout locatifs, dans les régions de Montréal et de Québec. Par ailleurs, les mises en chantier dans le segment de la maison individuelle sont soutenues jusqu’à présent en 2017, notamment en raison du resserrement des marchés de la revente. »