La situation géopolitique en Europe ne préoccupe pas CGI

Questionné par un analyste sur la situation en France, où la candidate d’extrême droite Marine Le Pen croise le fer avec le centriste Emmanuel Macron, le grand patron de CGI a répondu que la situation n’avait pas eu d’impact à «court terme».
Photo: MTL Skyline CC Questionné par un analyste sur la situation en France, où la candidate d’extrême droite Marine Le Pen croise le fer avec le centriste Emmanuel Macron, le grand patron de CGI a répondu que la situation n’avait pas eu d’impact à «court terme».

La situation géopolitique qui prévaut actuellement en Europe n’a pas provoqué de ralentissement des activités du Groupe CGI dans cette région, estime la direction de l’entreprise technologique montréalaise.

Au Royaume-Uni, les électeurs seront appelés aux urnes le 8 juin dans le cadre d’élections générales anticipées, alors qu’en France, la campagne présidentielle arrivera à terme dimanche avec la tenue du deuxième tour de scrutin. Ces deux régions représentent près de 30 % des revenus générés par CGI, qui dévoilait mercredi ses résultats du deuxième trimestre.

Les élections anticipées au Royaume-Uni ont un impact sur la livre sterling, a expliqué le président et chef de la direction de l’entreprise, George Schindler, au cours d’une conférence téléphonique. « Il y avait déjà des retards en ce qui a trait à certains contrats gouvernementaux. » CGI a déjà estimé que le vote référendaire du Brexit n’allait pas freiner sa croissance au Royaume-Uni.

Questionné par un analyste sur la situation en France, où la candidate d’extrême droite Marine Le Pen croise le fer avec le centriste Emmanuel Macron, le grand patron de CGI a répondu que la situation n’avait pas eu d’impact à « court terme ».

M. Schindler a par ailleurs été questionné à plusieurs reprises sur ses intentions en matière d’acquisition, puisque la société a toujours l’ambition de doubler sa taille dans un intervalle de cinq à sept ans, soit d’ici environ 2021. La dernière transaction majeure réalisée par CGI remonte à 2012, lorsqu’elle avait allongé 2,8 milliards pour mettre la main sur la firme britanno-néerlandaise Logica. Les occasions de transactions transformationnelles sont là, mais elles demandent une évaluation plus poussée, a répondu M. Schindler.

Depuis 2012, l’entreprise a néanmoins continué d’être active au chapitre des acquisitions en achetant des firmes de plus petite taille. Son dirigeant a souligné que cinq transactions avaient été réalisées au cours des cinq derniers trimestres.

Recul du bénéfice

Au deuxième trimestre terminé le 31 mars, CGI a engrangé un bénéfice net de 274,4 millions, ou 90 ¢ par action, comparativement à 282,7 millions, ou 90 ¢ par action, à la même période lors de l’exercice précédent. De leur côté, les revenus sont passés de 2,75 milliards l’année dernière à 2,72 milliards cette année. La fluctuation des devises a eu une incidence négative de 178,6 millions, a souligné CGI. Avec des taux de change constants, le chiffre d’affaires aurait affiché une croissance de 5,6 %.

Abstraction faite des éléments non récurrents, le bénéfice ajusté de CGI a été de 275,2 millions, ou 91 ¢ par action, en progression de 2,6 % par rapport au deuxième trimestre de 2016.

En date du 31 mars, le carnet de commandes de l’entreprise de quelque 70 000 employés était de près de 21 milliards, comparativement à 20,7 milliards à la même date en 2016.