Médicaments: Jean Coutu espère une entente avec Québec

Groupe Jean Coutu croit que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, semble plus ouvert à conclure une entente avec les joueurs de l’industrie.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Groupe Jean Coutu croit que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, semble plus ouvert à conclure une entente avec les joueurs de l’industrie.

Le Groupe Jean Coutu espère que le gouvernement Couillard, qui vient de s’entendre avec les pharmaciens propriétaires, sera maintenant capable de faire de même avec les fabricants de médicaments.

Si la chaîne de pharmacies ne s’oppose pas à la volonté de Québec de réduire le prix de certains médicaments génériques, elle souhaite que cet objectif soit atteint sans la mise en place d’appels d’offres. « C’est toujours pour le mieux lorsque l’on s’entend avec les joueurs de l’industrie », a commenté le président et chef de la direction de Jean Coutu, François Coutu, jeudi, au cours d’une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du quatrième trimestre.

Même si les négociations se poursuivent avec les fabricants de médicaments, Québec a mis en place une loi lui permettant de lancer depuis la semaine dernière des appels d’offres.

Groupe Jean Coutu croit que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, semble plus ouvert à conclure une entente avec les joueurs de l’industrie. « Il comprend mieux la dynamique de notre secteur, a dit le premier vice-président aux finances et affaires corporatives, André Belzile. Je crois qu’il veut conclure une entente. Mais je ne suis pas dans ses souliers. »

Par courriel, une porte-parole du ministre Barrette n’a pas voulu dire si des appels d’offres pourraient être mis en avant prochainement. Les fabricants de médicaments comme Pro Doc — qui appartient à Jean Coutu — craignent une érosion de leurs profits si d’autres distributeurs sont en mesure de décrocher des contrats exclusifs d’approvisionnement.

Par ailleurs, Jean Coutu a vu ses profits nets reculer au quatrième trimestre en raison d’une contribution moins élevée qu’à l’habitude de Pro Doc étant donné qu’à ce moment les allocations professionnelles avaient été déplafonnées. Pour la période de trois mois terminée le 4 mars, l’entreprise québécoise a engrangé 47,8 millions, ou 26 ¢ par action, en baisse de 7 % par rapport à la même période l’an dernier. De leur côté, les revenus ont affiché une progression de 11,7 %, à 789 millions. Le quatrième trimestre comptait une semaine supplémentaire cette année.

Pour l’exercice, Jean Coutu a généré des profits de 199,5 millions, ou 1,08 $ par action, ainsi que des recettes de 2,7 milliards.