Les Montréalais ont payé leur essence trop cher en 2016

Photo: Michaël Monnier Archives Le Devoir

Les automobilistes montréalais ont payé leur essence trop cher en 2016, conclut l’analyse annuelle de CAA-Québec, qui met en évidence des « faits inquiétants ».

En 2016, la baisse générale des coûts d’acquisition et des prix à la pompe ont permis aux automobilistes québécois de faire des économies substantielles, souligne CAA-Québec, mais le marché montréalais soulève de nombreuses questions.

Tout est en place pour une saine concurrence à Montréal, [...] mais non ! C’est un long fleuve tranquille.

 

« Dans le contexte où la région de Montréal compte de nombreuses essenceries à fort volume, un débit élevé par point de vente et une plus grande diversité de bannières, le plus gros marché au Québec devrait être plus dynamique et plus compétitif, souligne l’organisme. Mais au contraire, on y observait en 2016 des marges au détail élevées », ce que l’organisme juge « anormal et discutable ».

« Tout est en place pour une saine concurrence à Montréal, ajoute la vice-présidente des communications et affaires publiques chez CAA-Québec, Sophie Gagnon. On devrait voir les tactiques des uns se buter aux initiatives des autres pour gagner des parts de marché, mais non ! C’est un long fleuve tranquille. »

Marges variables

La marge au détail a diminué partout au Québec en 2016 par rapport à l’année précédente, mais de manière variable. La baisse a par exemple été de 9,2 % dans la région de Montréal (6,9 cents par litre), de 21,9 % (5 cents par litre) dans Lanaudière et de 41 % (2,6 cents par litre) dans la région de Québec, cette dernière abritant désormais un marché « ultracompétitif ».

CAA-Québec note que les prix du pétrole brut ont diminué de 16,3 % en 2016, ce qui a permis aux Québécois de payer en moyenne 7 % de moins pour faire le plein. Cette baisse équivaut à une économie de 101 $ par an pour une petite voiture, et de 134 $ pour un véhicule utilitaire sport.

L’organisme fait remarquer que la perception répandue voulant que les prix de l’essence augmentent de manière injustifiée à la veille des longs congés ne peut pas être validée pour 2016. Il constate toutefois qu’à Montréal, trois des onze hausses survenues un vendredi ne peuvent pas être justifiées par les mouvements des indicateurs pétroliers.

1 commentaire
  • David Huggins Daines - Abonné 26 avril 2017 15 h 14

    Le monde à l'envers!

    Étant donné que l'automobile et les hydrocarbures répresentent un énorme déficit commercial pour le Québec, on dirait plutôt que les régions (Québec y compris) ont payé leur essence pas assez cher, et de loin...