Le géant de la boulangerie Multi-Marques a eu recours à des briseurs de grève

L’entreprise de Canada Bread a remplacé des syndiqués mis en lockout le 1er avril dernier à Laval, selon un rapport du ministère du Travail.
Photo: iStock L’entreprise de Canada Bread a remplacé des syndiqués mis en lockout le 1er avril dernier à Laval, selon un rapport du ministère du Travail.

Le géant de la boulangerie Multi-Marques a admis qu’il avait confié une part de sa distribution à des briseurs de grève, contrevenant ainsi au Code du travail du Québec.

L’entreprise de Canada Bread, propriété de la société mexicaine Grupo Bimbo, a ainsi remplacé des syndiqués mis en lockout le 1er avril dernier à Laval, selon un rapport du ministère du Travail. Le rapport de l’enquêteur du ministère publié le 18 avril a démontré que onze personnes avaient exécuté du travail accompli habituellement par des syndiqués, et ce, en dépit du lockout. L’entreprise a admis lundi que dix de ces onze personnes avaient agi comme briseurs de grève.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) soutient aussi que Canada Bread contourne la loi québécoise en transférant plus de la moitié de sa distribution à un centre de distribution de Cornwall, en Ontario.

David Bergeron-Cyr, de la Fédération du commerce de la CSN, à laquelle est affilié le syndicat des 120 employés de la distribution de Multi-Marques à Laval, a souligné que les négociations pour le renouvellement de la convention collective allaient bon train juste avant le lockout. Selon lui, la plupart des points en litige ont été réglés au cours des quatre séances de conciliation qui se sont tenues au ministère du Travail au cours des deux dernières semaines. Il a précisé qu’il restait aux parties à s’entendre sur certains détails ainsi que sur un protocole de retour au travail.

M. Bergeron-Cyr espère pouvoir régler les derniers points mercredi lors d’une séance de conciliation.

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