Pressé par ses investisseurs, Crédit Suisse réduit ses primes

Le directeur général de Crédit Suisse, Tidjane Thiam
Photo: Fabrice Coffrini Agence France-Presse Le directeur général de Crédit Suisse, Tidjane Thiam

La direction de Crédit Suisse a proposé de baisser de 40 % ses primes, après que des investisseurs eurent critiqué le niveau des rémunérations envisagées, selon un communiqué publié vendredi.

Le directeur général de la deuxième banque helvétique, Tidjane Thiam, et le conseil d’administration ont proposé que les « primes à la performance de long terme pour 2017 et les primes à la performance de court terme pour 2016 […] soient réduites de 40 % chacune », précise le communiqué.

En outre, le conseil d’administration maintiendrait sa rémunération au niveau de 2015 et 2016, et refuserait une augmentation prévue, ajoute-t-on de même source.

« Ma première priorité est de poursuivre la transformation de Crédit Suisse, a fait valoir M. Thiam dans un courrier envoyé vendredi aux actionnaires. J’espère que cette décision atténuera quelques-unes des inquiétudes exprimées par des actionnaires et permettra à la direction de continuer à se concentrer sur le travail en cours. »

Selon l’agence Reuters, Crédit Suisse avait proposé pour la direction exécutive des primes totalisant près de 80 millions de francs suisses (105 millions $CAN).

3,2
milliards $CAN (2,4 milliards de francs suisses): la perte nette de Crédit Suisse en 2016.

Vote recommandé

Institutional Shareholder Services (ISS), une société de conseil aux actionnaires, avait recommandé à ces derniers de voter contre les primes proposées pour la direction à l’occasion de l’assemblée générale annuelle qui se tiendra le 28 avril. D’autres sociétés de ce type avaient fait la même recommandation, n’acceptant pas que des primes soient versées alors même que la deuxième banque suisse a subi l’an passé une deuxième perte consécutive de plusieurs milliards de francs.

Le 14 février, Crédit Suisse a publié une perte nette de 2,4 milliards de francs suisses (3,2 milliards $CAN) en 2016, sous le poids des provisions pour régler le dossier des crédits hypothécaires aux États-Unis.

En janvier, la banque suisse s’est vu imposer une amende de 5,28 milliards $US au terme d’un accord avec les autorités américaines pour clore une enquête sur la vente de titres adossés à des emprunts hypothécaires liés à la crise des subprimes.

Crédit Suisse avait accusé une perte nette de 2,9 milliards en 2015 en raison de dépréciations.

3,2
milliards $CAN (2,4 milliards de francs suisses): la perte nette de Crédit Suisse en 2016.
1 commentaire
  • Serge Morin - Inscrit 16 avril 2017 21 h 21

    Qu'est -ce Bombardier et le PLQ ne comprennent pas?