Canada Goose fait son entrée à la Bourse

Les revenus de Canada Goose se sont établis à 290,8 millions pour son exercice financier 2016.
Photo: Mark Lennihan Associated Press Les revenus de Canada Goose se sont établis à 290,8 millions pour son exercice financier 2016.

Toronto — Canada Goose, dont les manteaux d’hiver sont devenus célèbres après avoir été portés par diverses vedettes, comme l’acteur Daniel Craig et le mannequin Kate Upton, a effectué jeudi son entrée à la Bourse de Toronto et à celle de New York, clôturant la journée sur un gain d’environ 27 %.

L’entreprise torontoise, qui vend notamment des parkas de 900 $ dont le capuchon est bordé de fourrure, a réalisé un premier appel public à l’épargne de 20 millions d’actions au prix de 17 $ par action — une opération évaluée à 340 millions. L’action de Canada Goose, négociée sous le symbole boursier GOOS, a bondi à 23,86 $ à l’ouverture de la séance à la Bourse de Toronto, où elle a clôturé à 21,53 $.

Le fabricant de vêtements d’extérieur a précisé que, des 20 millions d’actions, 13,7 millions provenaient des actionnaires existants. Ces derniers détiendront de 79 à 81 % de l’entreprise après l’opération, selon les options de surallocation qui seront exercées par les preneurs fermes. La firme d’investissement Bain Capital détient 70 % de Canada Goose, une participation qu’elle a acquise en décembre 2013 pour un montant non dévoilé.

Pour combattre le froid

Fondée à Toronto en 1957 par Sam Tick, le grand-père de l’actuel président et chef de la direction, Dani Reiss, Canada Goose a conçu son premier parka d’expédition dans les années 1980, dans l’idée qu’il permette d’affronter les conditions frigorifiques rencontrées par les scientifiques et les randonneurs qui travaillent en Antarctique. Ces dernières années, ses manteaux ont gagné en popularité auprès des personnes à l’affût des tendances de la mode.

Canada Goose compte aujourd’hui deux magasins de vente au détail, à Toronto et à New York, et ses produits sont vendus dans 36 pays. Selon M. Reiss, la société a l’intention d’ouvrir de 15 à 20 magasins de plus dans le monde au cours des trois prochaines années, dans le cadre d’un programme d’expansion qui devrait notamment comprendre la Chine.

Les revenus de Canada Goose se sont établis à 290,8 millions pour son exercice financier 2016, tandis que son bénéfice net s’élevait à 26,5 millions, selon les documents déposés auprès des autorités boursières.

Ciblée par la PETA

La société s’est aussi retrouvée au coeur d’une controverse, après avoir été ciblée par le groupe Pour une éthique dans le traitement des animaux — plus connu sous l’acronyme anglophone PETA — en raison de son utilisation de fourrure de coyote dans la fabrication de ses manteaux.

Le groupe de défense des droits des animaux a indiqué qu’il avait l’intention d’acheter pour environ 4000 $ d’actions de Canada Goose afin d’obtenir un droit de parole lors des assemblées d’actionnaires de l’entreprise. PETA a déjà utilisé cette tactique avec d’autres entreprises, comme Lululemon, Hermes, Louis Vutton et Prada.

« Nous ne chercherons pas à changer nos plans [d’utilisation de fourrure] en réponse à une minorité bruyante », a prévenu Dani Reiss. Le dirigeant fait valoir que Canada Goose utilise depuis longtemps des plumes de duvet de canard et de la fourrure de coyote pour fabriquer ses manteaux, une pratique qu’elle défend pour sa « raison d’être fonctionnelle ».