L’OSBI se montre inquiet des présumées tactiques douteuses d’employés de la TD

La banque TD est plongée dans une convtroverse concernant certaines pratiques de ses employés.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir La banque TD est plongée dans une convtroverse concernant certaines pratiques de ses employés.

Toronto — La dirigeante de l’Ombudsman des services bancaires et d’investissement (OSBI) estime que les allégations au sujet de tactiques de vente douteuses qu’auraient utilisées des employés de la Banque TD soulèvent de sérieuses inquiétudes.

En outre, Sarah Bradley a précisé lundi que son organisme serait attentif aux éventuelles plaintes que pourraient déposer les consommateurs pour des problèmes similaires dans l’ensemble de l’industrie. Ses déclarations faisaient suite à la diffusion de reportages présentés la semaine dernière, dans lesquels la CBC rapportait que certains employés passés et actuels de la Banque TD avaient enfreint la loi pour atteindre certaines cibles de ventes qui leur permettaient de conserver leur emploi. Dans certains cas, des employés non identifiés auraient effectué des transactions non autorisées au nom de clients. L’institution financière a rejeté ces allégations.

Mme Bradley a exhorté les consommateurs qui se heurtaient à de tels problèmes à déposer une plainte auprès de leur institution financière. L’OSBI est un arbitre indépendant qui propose de régler les différends entre les banques ou les firmes d’investissements et leurs clients, dans les cas où ceux-ci voudraient éviter de coûteuses batailles devant les tribunaux.

La Banque TD a abandonné cette organisation en 2011 au profit d’un autre arbitre, ADR Chambers — Bureau de l’Ombudsman des services bancaires, imitant ainsi la Banque Royale, qui l’avait fait quelques années plus tôt. ADR Chambers a refusé de commenter la situation, faisant valoir que ses enquêtes étaient confidentielles.

L’Agence de la consommation en matière financière du Canada s’est dite inquiète et a indiqué, dans un courriel, qu’elle enquêtait au sujet d’allégations à propos d’institutions financières qui vendraient des produits aux consommateurs sans leur fournir toute l’information pertinente, « particulièrement en ce qui a trait aux frais liés à ces produits ».

Dans une déclaration diffusée tard dimanche, le chef de la direction de la TD, Bharat Masrani, a estimé que la couverture médiatique ne reflétait pas « la réalité de la culture d’entreprise » de sa banque, tout en ajoutant qu’il prenait les questions soulevées par le reportage très au sérieux.