Yahoo doit casser son prix pour séduire Verizon

Le siège social de Verizon, à Ashburn, en Virginie
Photo: Paul J. Richards Agence France-Presse Le siège social de Verizon, à Ashburn, en Virginie

Washington — Yahoo a été contraint de réduire de 350 millions $US son prix de vente au géant des télécoms Verizon en raison des deux cyberattaques géantes récemment mises au jour, ont annoncé mardi les deux groupes.

La transaction est désormais évaluée à 4,48 milliards et doit être finalisée au deuxième trimestre 2017, indique leur communiqué commun.

À l’été 2016, le pionnier d’Internet, en grande difficulté, avait initialement annoncé un accord pour vendre son coeur de métier (Yahoo Mail, Yahoo News…) à Verizon pour 4,8 milliards. Mais Yahoo avait, par la suite, révélé avoir été victime de deux piratages informatiques massifs en 2013 et en 2014 qui ont, au total, affecté quelque 1,5 milliard d’utilisateurs.

Doutes

L’ampleur de ces attaques et leur révélation tardive avaient fait naître des doutes sur la transaction. Verizon avait soufflé le chaud et le froid, assurant vouloir conclure l’opération mais prévenant qu’il ne le ferait pas « aveuglément ». De son côté, Yahoo avait récemment repoussé au deuxième trimestre le rachat au vu du « travail requis » pour intégrer le coût des cyberattaques.

Aux termes du nouvel arrangement annoncé mardi, Yahoo continuera d’assumer le coût de l’enquête du gendarme boursier américain et des poursuites des actionnaires. Mais le coût lié aux investigations menées par les autres agences gouvernementales ou par des « tierces parties » sera pris en charge pour moitié par Verizon.

« Nous avons toujours pensé que ce rachat faisait sens au niveau stratégique », a déclaré la vice-présidente exécutive de Verizon, Marni Walden, citée dans le communiqué. La patronne de Yahoo, Marissa Mayer, a indiqué pour sa part qu’elle continuait « d’être enthousiasmée » par la transaction.