Amaya s’entend pour payer un montant de 197 millions $US

Au cours des derniers mois, le conseil d’administration d’Amaya avait exploré la possibilité d’une fusion avec le preneur de paris britannique William Hill pour finalement renoncer à cette possibilité
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Au cours des derniers mois, le conseil d’administration d’Amaya avait exploré la possibilité d’une fusion avec le preneur de paris britannique William Hill pour finalement renoncer à cette possibilité

Amaya dit avoir conclu une entente qui lui permettra d’éviter d’émettre de nouvelles actions afin de payer un solde de 197,7 millions $US lié à l’acquisition de la société propriétaire de PokerStars en 2014.

L’entreprise établie à Pointe-Claire a indiqué lundi que les anciens propriétaires de Rational Group ont renoncé à leur droit d’exiger qu’Amaya procède à une émission de titres afin de rembourser ce montant d’ici le 1er février. En contrepartie, Amaya s’engage entre autres à verser, au cours des prochains mois, l’équivalent de trois mois de frais pour paiement tardif. Le reste du solde sera quant à lui payé par versements.

La société spécialisée dans le jeu en ligne, dont la valeur boursière atteint quelque 2,8 milliards, avait acquis l’exploitant des marques PokerStars et Full Tilt Poker, pour 4,9 milliards $US au comptant, en 2014. La transaction prévoyait environ 400 millions en paiement différé, un montant qui avait été réduit à 200 millions en novembre dernier.

Au cours des derniers mois, le conseil d’administration d’Amaya avait exploré la possibilité d’une fusion avec le preneur de paris britannique William Hill pour finalement renoncer à cette possibilité.

 

Le moins coûteux

« Compte tenu de nos activités d’exploitation et de notre rendement en 2016, nous sommes persuadés de pouvoir régler le solde du prix d’achat reporté en temps opportun », a indiqué le chef de la direction d’Amaya, Rafi Ashkanazi, par voie de communiqué.

Kevin Wright, de Canaccord Genuity, estime qu’il s’agit du scénario le moins coûteux pour l’entreprise, qui bénéficiera également de flexibilité afin de procéder au remboursement. « Nous croyons qu’Amaya est sur le chemin de la croissance en 2017, écrit-il dans une note envoyée par courriel. La société affiche une forte croissance dans le secteur des casinos et a commencé à promouvoir ce secteur avec des publicités ciblant directement les joueurs. »

En décembre dernier, le fondateur et ex-dirigeant d’Amaya, David Baazov, avait renoncé à acheter la société de jeu en ligne afin de la privatiser. L’homme d’affaires âgé de 36 ans, qui a démissionné de son poste de président et chef de la direction en août dernier, désirait racheter l’entreprise pour 6,7 milliards, un montant qui inclut la dette.

David Baazov est toujours visé par cinq chefs d’accusation, notamment pour avoir influencé ou tenté d’influencer le cours du titre d’Amaya et pour avoir communiqué une information privilégiée. Tous les accusés ont plaidé non coupable.