Le Mexique est devenu un grand de l’automobile

L’une des usines de GM, à San Luis Potosi, au Mexique
Photo: Rebecca Blackwell Associated Press L’une des usines de GM, à San Luis Potosi, au Mexique

Mexico — Le Mexique, où le président américain désigné Donald Trump veut réduire les investissements des grands groupes automobiles américains ou japonais, est devenu ces dernières années un géant du secteur.

Le Mexique est le quatrième pays exportateur de véhicules légers dans le monde et le septième fabricant mondial de voitures, selon des chiffres professionnels. Le secteur automobile représente dans ce pays un chiffre d’affaires annuel de 52 milliards de dollars et plus de 875 000 emplois directs, indique le ministère de l’Économie mexicain.

Le Mexique ne compte pas de constructeur automobile national mais 80 % des véhicules assemblés dans ce pays sont destinés à l’exportation, principalement vers les États-Unis (72,2 % des exportations) et le Canada (10,5 %).

Bas salaires

Le boom de l’industrie automobile au Mexique s’explique notamment par des salaires relativement bas, la proximité de ce pays avec l’immense marché nord-américain et les traités de libre-échange signés par Mexico avec 46 pays dans le monde, autant d’éléments qui attirent les grands constructeurs mondiaux.

L’accord de libre-échange (ALENA) signé en 1994 avec le Canada et les États-Unis permet ainsi, sous certaines conditions et sans droits de douane, d’exporter vers les États-Unis des marchandises produites au Mexique. Pendant la campagne électorale, cet accord a été inlassablement attaqué par M. Trump, qui a promis de le renégocier ou de le dénoncer purement et simplement.

Donald Trump a menacé jeudi le géant de l’automobile japonais Toyota de représailles douanières s’il poursuivait un investissement au Mexique, maintenant une pression sans précédent sur les grands groupes industriels pour qu’ils restent aux États-Unis. M. Trump avait déjà sommé mardi General Motors, le premier constructeur américain, de fabriquer aux États-Unis ses voitures destinées au marché américain, sous peine de payer une « lourde taxe frontalière ». Également critiqué par M. Trump pour ses délocalisations, le groupe américain Ford avait renoncé mardi à construire une usine au Mexique, pour investir dans une installation déjà existante aux États-Unis.

Pour l’ensemble des onze premiers mois de 2016 (derniers chiffres connus), General Motors est le numéro un des exportations automobiles en provenance du Mexique avec 495 790 véhicules exportés, devant Nissan (464 877), Fiat Chrysler America (404 160) et Ford (351 691), selon l’Association mexicaine de l’industrie automobile. Toyota arrive seulement au neuvième rang avec 124 439 voitures exportées.

1 commentaire
  • Denis Paquette - Abonné 8 janvier 2017 07 h 38

    Et vive l'Amérique

    ils nous coutent la moitié que nous coutons, et satisfaits de leur sort , et ce n'est pas Trump qui va changer cela, avez vous vu la thecnologie que nous mettons sur la route a chaque fois , que nous achetons une voiture et mettons a la casse au bout de quatre ans, il faut bien qu'il y ait des gens qui s'y sacrifient, la mégalo n'est pas gratuite,nos voiture sont maintenant devenus des vaisseaux spatiaux, avez vous deja pensé aux heures investies, ils sont faramineux, et vive l'Amérique