Sprint ramènera quelque 5000 emplois, soutient Trump

Donald Trump a souligné que l’entente avec Sprint se faisait par l’intermédiaire de SoftBank, dirigé par le milliardaire japonais Masayoshi Son. 
Photo: Evan Vucci associated Press Donald Trump a souligné que l’entente avec Sprint se faisait par l’intermédiaire de SoftBank, dirigé par le milliardaire japonais Masayoshi Son. 

Le président désigné Donald Trump a annoncé mercredi que l’entreprise de télécoms Sprint allait ramener 5000 emplois aux États-Unis. Une autre entreprise, Oneweb devrait en créer 3000 autres.

« Je viens juste d’être appelé par les gens de la direction de Sprint et ils vont rapatrier 5000 emplois, ils les prennent d’autres pays, a déclaré Donald Trump à des journalistes en Floride. Et OneWeb aussi va employer 3000 personnes. C’est formidable. »

Le président désigné a souligné que l’entente avec Sprint se faisait par l’intermédiaire de SoftBank, dirigé par le milliardaire japonais Masayoshi Son. Les deux personnes se sont rencontrées un peu plus tôt dans le mois à New York, SoftBank s’engageant alors à investir 50 milliards $US sur quatre ans aux États-Unis et à créer quelque 50 000 emplois. Il n’a pas été précisé si les 5000 emplois évoqués mercredi s’inscrivaient dans cette cible. L’agence Reuters rappelle que SoftBank détient 80 % de Sprint et vient d’injecter 1 milliard dans OneWeb, une entreprise de satellite se donnant pour objectif d’offrir un accès Internet à prix abordable.

Photo: Evan Vucci Associated Press Donald Trump a souligné que l’entente avec Sprint se faisait par l’intermédiaire de SoftBank, dirigé par le milliardaire japonais Masayoshi Son. 

Le Monde soulignait au début de décembre que Masayoshi Son est un habitué des coups d’éclat et que les détails des 50 milliards restaient flous. L’annonce a toutefois été savamment orchestrée devant les caméras présentes dans le hall d’entrée de la Trump Tower. « Masa a dit qu’il n’aurait jamais fait cela si nous n’avions pas remporté l’élection », s’est alors félicité M. Trump peu après sur son compte Twitter.

Les futurs investissements seront menés par un fonds créé en octobre avec le soutien du fonds souverain d’Arabie saoudite. Cette structure, baptisée SoftBank Vision Fund, sera dotée d’une enveloppe d’au moins 100 milliards de dollars pour prendre des participations dans des entreprises technologiques. SoftBank injectera 25 milliards, contre 45 milliards pour son associé. Le reste sera apporté par d’autres partenaires, qui doivent encore être trouvés.

T-Mobile

Selon M. Son, les investissements aux États-Unis seront essentiellement dirigés vers des start-up. Mais Softbank ambitionnerait de mener une acquisition aux États-Unis, pouvant atteindre 30 milliards, indiquait le Wall Street Journal. Depuis deux jours, les marchés spéculaient sur un rapprochement entre les opérateurs mobiles Sprint — dont SoftBank a racheté 80 % du capital en 2013 pour 22 milliards — et T-Mobile. Initialement dans les plans de M. Son, cette opération s’était heurtée à l’opposition des autorités américaines, qui souhaitaient conserver quatre acteurs sur le marché.

Dans cette optique, l’annonce effectuée aux côtés de M. Trump se voulait une « initiative intelligente », estime Atul Goyal, de Jefferies. « M. Son a placé SoftBank du bon côté auprès de la nouvelle administration », poursuit l’analyste, qui souligne que « la majorité des 100 milliards de dollars aurait de toute façon été investie aux États-Unis ». « La probabilité d’une fusion s’est accentuée, confirme M. Dawson, de Jackdaw Research. Mais cela ne signifie pas forcément que SoftBank va retenter sa chance ou que Deutsche Telekom acceptera. »

Un rapprochement entre les deux opérateurs leur permettrait de mieux rivaliser avec Verizon et AT&T, les mastodontes du secteur.

1 commentaire
  • Pierre Schneider - Abonné 29 décembre 2016 06 h 44

    Trump et tromperie

    Ainsi donc, le président désigné se pète les bretelles sous prétexte qu'il va créer des emplois, tout en se gardant de dire qu'une grosse partie des fonds proviendront de l'Arabie saoudite, principal commanditaire du terrorisme djihadiste.

    Plus ça change, plus c'est pareil dans le merveileux monde du 1%.