Assemblée générale des actionnaires - Le profit de la Royale grimpe d'un maigre 1 %

Toronto — La direction de la Banque Royale affirme que l'expansion de ses activités aux États-Unis ne ralentira pas même si ses ennuis au sud de la frontière ont eu un important impact sur ses profits du premier trimestre.

«Nous allons poursuivre avec la même stratégie», a déclaré le p.-d.g., Gordon Nixon, à l'occasion de l'assemblée annuelle des actionnaires de la banque.

La Royale a dévoilé hier une hausse de ses profits de seulement 1,5 % au premier trimestre. Un résultat beaucoup moins spectaculaire que l'augmentation de 74 % à la Banque TD, de 34 % à la Banque de Montréal, de 37 % à la CIBC ou de la progression de 17 % divulguée par la Banque Nationale plus tôt cette semaine.

La Banque Royale a dépensé 665 millions pour réaliser des acquisitions sur le marché américain en 2003. Les profits des activités de la banque aux États-Unis ont chuté de 54 millions, et les revenus, de 95 millions au cours du premier trimestre par rapport à un an plus tôt. Les activités américaines ont toutefois contribué pour 27 % des revenus globaux de la banque.

Baisse des revenus et taux de change

Pour l'ensemble des activités, une baisse de 3 % des revenus et le taux de change explique en partie la faible hausse des profits de la Royale au premier trimestre. La plus grande banque au pays a tout de même réalisé des profits de 790 millions, ou 1,18 $ par action, pendant le trimestre, après avoir généré des bénéfices de 779 millions, ou 1,12 $ par action, un an plus tôt. Par contre, en utilisant les principes comptables américains, la hausse des profits de la Royale passe de 1,5 à 3 %, pour atteindre 793 millions.

Les revenus de la banque ont accusé un recul de 3 % à 4,2 milliards pour la période de trois mois, alors qu'ils avaient atteint 4,34 milliards au premier trimestre 2003. La progression du dollar canadien par rapport à la devise américaine sur les marchés de change a réduit les revenus de l'institution financière de 240 millions.

La direction de la Banque Royale a par ailleurs relevé de 6 ¢ par action le dividende trimestriel qu'elle verse à ses actionnaires afin qu'il s'élève dorénavant à 52 ¢ par action.

Les profits de la banque ont été réduits de 74 millions pendant la période terminée le 31 janvier à la suite du règlement survenu avec la Rabobank, des Pays-Bas, au sujet d'une transaction de 517 millions $US impliquant Enron. L'appréciation du dollar canadien, en hausse de 19 % par rapport au dollar américain depuis un an, aura finalement eu un effet négatif de 20 millions sur les profits.