Résultats records au premier trimestre - L'élan des banques se poursuit

Une forte reprise dans le segment banque d'affaires et une amélioration continue de la qualité du portefeuille de prêts ont permis aux banques de poursuivre leur élan de 2003 en affichant des résultats records au premier trimestre.

La Banque CIBC, pour une, a rapporté hier un bénéfice en hausse de 37 % au premier trimestre, grâce à la baisse considérable des provisions pour mauvaises créances découlant d'un meilleur climat de crédit. La troisième banque canadienne au chapitre des actifs a publié un bénéfice net de 609 millions, ou 1,54 $ l'action, au trimestre clos fin janvier, contre 445 millions, ou 1,11 $ l'action, un an plus tôt.

La banque a mis de côté 50 millions pour parer à d'éventuelles conséquences financières de l'enquête américaine sur ses pratiques dans les fonds communs. Cela a cependant été annulé par une réduction de 50 millions de sa charge d'impôts en raison de la montée de l'actif d'impôts futurs.

La CIBC a dit que ses provisions pour pertes sur prêts s'étaient chiffrées à 155 millions comparativement à 339 millions. Le rendement des capitaux propres était de 21 %, contre 16,8 % un an plus tôt.

Histoire de redorer son blason face à une série d'embarras réglementaires, la banque a récemment affirmé qu'elle reverrait toutes ses procédures de gouvernance et ses pratiques.

La Nationale et la Laurentienne

Le premier trimestre 2004 a été extrêmement profitable à la Banque Nationale, qui a fait état hier d'un bénéfice net record pour la période terminée le 31 janvier dernier. La Banque Laurentienne a cependant connu moins de succès, déclarant un revenu net en forte baisse par rapport à 2003.

Entre la fin novembre et la fin janvier, la plus grande banque québécoise a engrangé 186 millions de profits nets, soit 1,03 $ par action. Le bénéfice de l'institution s'était établi à 166 millions, ou 88 ¢ par action, à la même date l'an dernier. Les revenus de la BN ont aussi connu une hausse, passant de 835 millions au premier trimestre 2003 à 913 millions cette année. D'après la banque, cette augmentation est principalement attribuable au regain d'activité des particuliers sur les marchés financiers ainsi qu'à la conclusion de transactions de financiers.

Le rendement sur les capitaux propres de la banque est passé de 17,6 % à 19 %.

De son côté, la Banque Laurentienne a déclaré un bénéfice net de 13,6 millions, ou 43 ¢, comparativement à 19,9 millions, ou 70 ¢ pour le premier trimestre 2003. Ses revenus pour la période terminée le 31 janvier ont totalisé 120,5 millions, en baisse par rapport aux 130,9 millions encaissés à la même époque en 2003. Cette diminution découle de la vente l'été dernier à la TD d'un groupe de succursales situées à l'extérieur du Québec.

La TD

La Banque Toronto-Dominion a de son côté annoncé un bénéfice en forte hausse pour son premier trimestre, notamment attribuable à la performance des marchés boursiers qui a semé l'enthousiasme chez les investisseurs. La quatrième banque canadienne, qui a aussi annoncé une hausse de son dividende, a dégagé un bénéfice net de 603 millions, ou 88 ¢ l'action, au trimestre clos fin janvier, contre 347 millions, ou 50 ¢ l'action, un an plus tôt. En excluant les éléments non récurrents, le bénéfice ressort à 782 millions, ou 1,15 $ l'action, contre 480 millions, ou 70 ¢ l'action, l'année précédente. Le rendement des capitaux propres s'est chiffré à 20 % contre 11 % un an plus tôt.

La banque en a profité pour hausser son dividende trimestriel pour une deuxième fois en moins d'un an, le faisant passer de 32 ¢ à 34 ¢ l'action.