La FTQ presse Québec d’interdire les clauses de disparité

Le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux

Au lendemain du vote au Parti libéral du Québec contre les clauses de disparité dans les régimes de retraite, la FTQ presse la ministre du Travail de légiférer sur la question, estimant qu’il y a maintenant unanimité des partis à l’Assemblée nationale.

Au cours du week-end dernier, les délégués au conseil général du Parti libéral du Québec, sous l’initiative de la Commission jeunesse de leur parti, ont voté pour une proposition interdisant ces clauses dites «orphelin». Il s’agit de clauses dans les contrats de travail qui stipulent que les employés embauchés après une telle date vont bénéficier d’un régime de retraite moins généreux — généralement un régime de retraite à cotisations déterminées plutôt qu’un régime à prestations déterminées.

Or, la FTQ mène une farouche bataille sur cette question depuis quelques années déjà, à coups de manifestations, voire de conflits de travail.

Unanimité

Au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, lundi, le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, a rapporté que lui ou son bureau avait vérifié les positions à ce sujet du Parti québécois, de la Coalition avenir Québec et de Québec solidaire dans le dernier mois et que cette question d’interdire les clauses de disparité faisait maintenant l’unanimité des partis politiques.

Il n’y a donc plus de raison de rester les bras croisés, puisque même le Parti libéral du Québec s’oppose maintenant officiellement à ces clauses depuis le week-end dernier, a plaidé M. Cadieux. Le numéro deux de la plus grande centrale syndicale du Québec invite donc la ministre du Travail, Dominique Vien, à interdire de telles clauses dans les contrats de travail. «Tous les partis à l’Assemblée nationale sont d’accord, tous les partis à l’Assemblée nationale ont la même position. Il doit y avoir une législation», a-t-il martelé.