Le bénéfice de Power Corp chute de 40%

André (gauche) et Paul Desmarais, respectivement le président et le chef exécutif de Power Corporation.
Photo: Peter McCabe La Presse canadienne André (gauche) et Paul Desmarais, respectivement le président et le chef exécutif de Power Corporation.

Power Corp. a vu son bénéfice net chuter de 40 % au troisième trimestre, de 58 % après neuf mois.

Dans son communiqué publié vendredi, Power Corp. a précisé que le bénéfice net attribuable aux détenteurs d’actions participantes s’est chiffré à 303 millions, ou à 65 ¢ par action, comparativement à 508 millions, ou à 1,09 $ par action, au troisième trimestre clos le 30 septembre 2015. Après neuf mois il a été de 623 millions, ou 1,34 $ par action, comparativement à 1,48 milliard, ou 3,19 $ par action, au cours de la période correspondante de 2015.

« Les éléments hors exploitation, exclus du bénéfice d’exploitation, se sont traduits par une charge nette de 178 millions, qui comprenait principalement la quote-part revenant à la Société de la charge pour perte de valeur sans effet de trésorerie de Groupe Bruxelles Lambert résultant d’une baisse du cours de l’action de LafargeHolcim, partiellement contrebalancée par un profit à la cession partielle de sa participation dans Total », peut-on lire dans le communiqué.

Autres filiales

Quant à l’apport des autres filiales au bénéfice d’exploitation, Énergie Power et Square Victoria (La Presse) ont compilé une perte de 50 millions pour la période de neuf mois terminée au 30 septembre 2016, contre une perte de 44 millions pour la période correspondante de 2015.

Au 30 septembre, Power Corporation détenait un intérêt économique de 65,6 % dans la Financière Power. L’apport de la Financière Power au bénéfice d’exploitation de Power Corporation s’est chiffré à 355 millions pour le trimestre clos le 30 septembre 2016, comparativement à 391 millions en 2015. Pour la période de neuf mois, l’apport de la Financière Power s’est chiffré à 1,03 milliard, comparativement à 1,13 milliard en 2015.

Financière Power

La Corporation Financière Power, a affiché vendredi un bénéfice net du troisième trimestre en baisse de 10,5 % par rapport à la même période l’an dernier, le bénéfice d’exploitation de deux de ses principales sociétés associées ayant diminué. La société de gestion et de portefeuille diversifiée a engrangé un bénéfice net de 539 millions, soit 76 ¢ par action, contre 602 millions, ou 84 ¢ par action, au même trimestre en 2015.

Deux des trois principales sociétés affiliées de la Financière Power — Great-West Lifeco et Pargesa Holding SA — ont affiché une performance en baisse pour le plus récent trimestre. La Financière IGM s’en est mieux tiré, répétant sa performance de l’an dernier. Le bénéfice net de Great-West Lifeco s’est établi à 674 millions au plus récent trimestre, par rapport à celui de 720 millions un an plus tôt. À la Financière IGM, le bénéfice net du plus récent trimestre a reculé à 198 millions, un résultat semblable à celui de 199 millions affiché un an plus tôt.

Finalement, le bénéfice net de Pargesa a plongé de 59 % au plus récent trimestre, et sa contribution au bénéfice d’exploitation de la Financière Power a essentiellement suivi la même tendance, passant de 37 millions l’an dernier à 19 millions.

Le conseil d’administration a déclaré un dividende trimestriel de 33,5 ¢ par action.

La Financière Power est la principale filiale de Power Corporation du Canada, qui, par l’entremise d’autres filiales, détient une participation de 33% dans La Presse canadienne.

2 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 12 novembre 2016 03 h 34

    Vite... !

    Vite, à cette nouvelle désastreuse, organisons donc une grande collecte générale !
    Que dis-je ? Un mois avant l'autre, mettons carrément en place une guignolée spéciale pour les deux pôvres garçons sur la photo de cet article...
    Agissons avec compassion, tous, puisque ça presse pour eux.
    Et à la tête de la cueillette de fonds, comme Monsieur Couillard est très occupé à finir de déshabiller socialement et culturellement parlant le Québec, personne ne serait mieux placé selon moi que Jean Charest pour battre la mesure.
    En commençant par le faire avec ces chers étudiants qu'il aime tant et en continuant avec les préférés de l'actuel Premier ministre : les Ainés, les personnes malades et/ou handicapées, pour finir avec les délaissés d'un système économique qui ne reconnaît comme valeur que la performance aux profits.
    Je suis certain qu'en grattant le fond des poches vides de ceux-là, les responsables de cette collecte populaire, mais impopulaire, trouveront quand même quelque chose à en sortir.
    Ils ont tellement de grandes capacités de performance financière qu'ils y réussiront sans trop de mal !

    A bon entendeur, salut !

  • André Tremblay - Abonné 12 novembre 2016 10 h 06

    Très brumeux....

    « Les éléments hors exploitation, exclus du bénéfice d’exploitation, se sont traduits par une charge nette de 178 millions, qui comprenait principalement la quote-part revenant à la Société de la charge pour perte de valeur sans effet de trésorerie de Groupe Bruxelles Lambert résultant d’une baisse du cours de l’action de LafargeHolcim, partiellement contrebalancée par un profit à la cession partielle de sa participation dans Total », peut-on lire dans le communiqué.

    Qui peut comprendre un tel jargon ?????