Le lobby américain du bois d'œuvre s’activera après la présidentielle

Le président et chef de la direction de Résolu, Richard Garneau
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Le président et chef de la direction de Résolu, Richard Garneau

Produits forestiers Résolu s’attend à ce que le lobby américain du bois d’oeuvre soit plus actif dans les semaines suivant l’élection présidentielle de la semaine prochaine aux États-Unis pour tenter d’obtenir l’imposition de droits punitifs à l’égard des exportations canadiennes.

Son président et chef de la direction, Richard Garneau, s’attendait à ce qu’une requête soit déposée au sud de la frontière dès la mi-octobre, après l’expiration de l’entente sur le bois d’oeuvre. Toutefois, cela n’est qu’une question de temps, croit-il. « Les pressions de l’industrie américaine auprès des politiciens ont été très fortes au cours des dernières semaines. »

Malgré les discussions des derniers mois, Ottawa et Washington n’ont pas été en mesure de conclure un nouvel accord sur le bois d’oeuvre et les deux parties semblent se diriger tout droit vers un litige commercial. À l’instar des autres joueurs de l’industrie, Résolu craint l’imposition de droits compensatoires, ce qui menace d’entraîner des fermetures de scieries et des mises à pied. La compagnie forestière exhorte Québec et Ottawa à offrir des garanties de prêts aux entreprises advenant que l’industrie canadienne soit pénalisée par des barrières tarifaires qui, selon certains observateurs, pourraient totaliser plus de 25 % à compter du deuxième trimestre du prochain exercice. « Le dernier conflit [après l’expiration de l’accord de 2006] nous a coûté 150 millions, a dit M. Garneau. Une bonne partie de cette somme est revenue, mais nous n’avons pas les moyens de mettre de l’argent de côté pour payer cette taxe. »

Au troisième trimestre l’entreprise a enregistré un bénéfice net de 19 millions $US, ou 21 ¢US par action, comparativement à 14 millions, ou 15 ¢US par action, à la même période l’an dernier.

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