Un nouveau pas vers le traitement du sida

New York - Des scientifiques annoncent avoir découvert chez des singes un nouveau mécanisme de résistance à l'infection par le VIH-sida, une découverte qui pourrait permettre la mise au point d'un traitement capable de stopper la progression de la maladie chez l'homme.

Selon les chercheurs dont l'étude est publiée aujourd'hui dans Nature, une fois dans les cellules du singe, le VIH entre en contact avec une protéine qui empêche sa réplication: elle permet ainsi que le virus ne se développe pas chez l'animal.

«C'est une étape importante qui va permettre de construire les bases des armes que nous mettons au point contre le virus avant qu'il n'entre en action», a déclaré Paul Muciw, microbiologiste, spécialiste du sida à l'université de Californie, à Davis.

La protéine, baptisée TRIM5-alpha, a pu être identifiée chez des singes macaques rhésus. Cette protéine existe également chez les humains sous une forme différente, mais pas aussi efficace contre le VIH que la forme simiesque. Toutefois, les chercheurs pourraient mettre au point un médicament capable de renforcer son efficacité.

En règle générale, le VIH pénètre dans une cellule et s'approprie son «savoir-faire» pour fabriquer ses propres protéines. Ce qui aboutit à la multiplication du virus, qui envahit d'autres cellules dont il détourne le savoir-faire... et ainsi de suite. La protéine découverte chez le singe bloque ce processus.