Les ventes d’iPhone reculent encore

Les ventes du nouvel iPhone 7 ont déçu jusqu’à présent, mais Apple pense qu’elles seront nettement meilleures durant les trois derniers mois de l’année.
Photo: Johannes Eisele Agence France-Presse Les ventes du nouvel iPhone 7 ont déçu jusqu’à présent, mais Apple pense qu’elles seront nettement meilleures durant les trois derniers mois de l’année.

San Francisco — Les ventes d’iPhone ont encore reculé sur le trimestre clos fin septembre, entraînant à nouveau dans leur sillage les résultats financiers d’Apple, mais le groupe informatique américain a laissé entrevoir mardi un retour à la croissance sur l’importante période des Fêtes.

La marque à la pomme a écoulé 45,5 millions d’iPhone entre début juillet et fin septembre, quatrième trimestre de son exercice décalé, ce qui représente 5 % de moins qu’un an plus tôt. La perte de vitesse du produit vedette du groupe a continué de se ressentir sur ses performances financières.

Le chiffre d’affaires est ainsi en recul pour le troisième trimestre consécutif (–9 % à 46,9 milliards $US), et enregistre même sa première baisse annuelle en quinze ans : il a diminué de 8 % à 215,6 milliards sur l’ensemble de l’exercice. Le bénéfice net est également en baisse tant sur le trimestre (–19 % à 9 milliards) que sur l’ensemble de l’année (–14 % à 45,7 milliards), ce qui est symptomatique à la fois du ralentissement du marché des smartphones et d’une intensification de la concurrence, notamment de la part de rivaux chinois.

Si le recul des ventes d’iPhone et des revenus pour le quatrième trimestre sont globalement conformes aux attentes des analystes, les prévisions livrées par le groupe pour le trimestre entamé début octobre sont en revanche plus optimistes. Sur ce trimestre, où les ventes du nouvel iPhone 7 sorti mi-septembre auront leur plein effet, Apple dit viser de 76 à 78 milliards de dollars de chiffre d’affaires, quand les analystes visaient jusqu’ici en moyenne seulement 75 milliards.

Cela n’empêchait toutefois pas l’action Apple de perdre environ 2 % dans les échanges électroniques suivant la clôture de la Bourse de New York.