Un marché à rééquilibrer d’urgence, dit la Russie

Le ministre russe Alexander Novak était dimanche à Riyad, où il a rencontré son homologue saoudien Khaled al-Faleh
Photo: Fayez Nureldine Agence France-Presse Le ministre russe Alexander Novak était dimanche à Riyad, où il a rencontré son homologue saoudien Khaled al-Faleh

Vienne — Le ministre russe de l’Énergie, Alexander Novak, a jugé urgent d’accélérer le rééquilibrage du marché pétrolier, lundi au cours d’une réunion au siège de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à Vienne.

« Nous aurons probablement cet hiver un énorme surplus d’offre et, en conséquence, il y a un besoin pressant et urgent d’accélérer le rééquilibrage », a-t-il déclaré à la presse à l’issue d’une rencontre avec le secrétaire général de l’OPEP, Mohammed Barkindo.

Au cours de leurs entretiens, les deux dirigeants ont « souligné l’impact qu’ont eu la volatilité récente des prix et le niveau élevé des stocks » sur le secteur, selon un communiqué de cette organisation. Ils ont également débattu des « effets que les politiques contre le changement climatique pourraient avoir sur la demande de pétrole et d’énergie », a-t-il été souligné.

L’OPEP a engagé un nouveau cycle de pourparlers avec certains pays non-membres, à commencer par la Russie, premier producteur mondial, en vue de fixer une limite multilatérale de production afin de soutenir les prix. M. Novak était dimanche à Riyad, où il a rencontré son homologue saoudien, Khaled al-Faleh, qui a estimé que le cycle baissier « [touchait] à sa fin », les fondamentaux du marché s’améliorant selon lui.

L’OPEP a relancé fin septembre le marché en annonçant un accord de principe sur une baisse de la production conclu entre ses membres, qui doivent encore le concrétiser à l’occasion d’un sommet le 30 novembre à Vienne. La mesure est cependant encore loin de faire l’unanimité parmi ses 14 États membres. Selon les analystes, l’Irak notamment souhaite être exempté d’une baisse de production. Au sein du cartel, la Libye, le Nigeria et surtout l’Iran ont déjà été dispensés d’une telle réduction.