Parmalat: la filiale américaine demande la protection des tribunaux

Toronto — Le transformateur laitier Parmalat Canada a assuré hier qu'il ne devrait pas pâtir du fait que la filiale américaine du groupe italien se soit protégée face à ses créanciers suivant le chapitre 11 de la loi américaine de la faillite.

D'après Marc Caira, président de Parmalat Dairy North America, «Parmalat Canada est une entreprise rentable qui fonctionne et est financée indépendamment du reste du groupe». La maison mère, basée à Parme, fait l'objet d'une enquête pour diverses fraudes. «Parmalat Canada continue de faire tous ses paiements réguliers et ses livraisons, dans des délais et conditions normaux, et a toujours l'appui solide de ses prêteurs, clients et fournisseurs», ajoute-t-il.

Néanmoins, le 13 février, Parmalat Canada avait stoppé les activités d'Eaux vives Harricana, dont elle détient 60 %; cette filiale de Saint-Thomas, près d'Amos, embouteille l'eau de marque Esker. La production a cessé fin janvier, avant le licenciement de 30 salariés le 13 février; Parmalat Canada a fermé aussi un service des ventes à Laval et l'a rapatrié à ses bureaux montréalais. L'usine de 15 000 mètres carrés en Abitibi embouteillait 325 000 litres ou plus par semaine.

Par ailleurs, le 31 janvier, un porte-parole de Saputo, autre grand transformateur laitier, disait que «si Parmalat devait vendre des éléments d'actif, nous serions certainement intéressés à les évaluer».

Le groupe italien est entré sur le marché canadien en achetant, en 1997, la société ontarienne Ault Foods pour 412 millions; peu après, Parmalat Canada faisait fusion avec la division canadienne du groupe américain Beatrice.

La division américaine de Parmalat évoque «certains problèmes de liquidités et d'opérations à court terme». Avec le syndic Lazard Frères, elle étudie diverses options, dont la vente des activités aux États-Unis.