Fido montre les dents - Microcell poursuit ses concurrents pour atteinte à sa marque de commerce

Le marché canadien de la téléphonie ressemble parfois à une arène.

La société Microcell a annoncé hier qu'elle intentait une poursuite contre ses concurrents Telus, Bell Mobilité et Rogers sans-fil pour atteinte à sa marque de commerce Fido et pratiques de marketing inappropriées.

Microcell a demandé une injonction contre ses concurrents afin, dit-elle, de «les empêcher de recourir à certaines pratiques de marketing, notamment l'utilisation non autorisée des marques de commerce et de la notoriété de la marque Microcell».

Les concurrents de Microcell ont utilisé des chiens dans certaines de leurs publicités. Or, la société utilise cet animal pour promouvoir son service Fido depuis sa création.

«Cette action vise avant tout à protéger un de nos atouts les plus précieux, soit la marque Fido», a déclaré le président et chef de l'exploitation de Microcell Solutions, Alain Rhéaume. «Les activités de nos concurrents visaient à utiliser notre marque de façon inappropriée et à y porter préjudice, et il est maintenant temps pour nous d'entreprendre ces démarches pour y mettre fin.»

Dans la requête présentée à la Cour supérieure du Québec, Microcell soutient que les tactiques de ses concurrents «diminuent l'achalandage de la marque Fido». Selon la société, ils ont également «recours à des offres discriminatoires ciblant exclusivement les clients de Microcell».

L'entreprise montréalaise affirme détenir 9 % du marché canadien des services de communication sans fil tandis que ses trois principaux concurrents en détiennent 90 %.

Vancouver

L'an dernier, Microcell a lancé son service Fido à Vancouver. Les moyens utilisés par Microcell pour recruter des abonnés à Vancouver ont toutefois froissé la direction de Telus, la plus importante compagnie de téléphone en Colombie-Britannique et en Alberta, qui a répliqué vigoureusement en sollicitant les clients de Fido au Québec.

Microcell a d'ailleurs obtenu des injonctions de la Cour supérieure du Québec en octobre et décembre pour faire cesser les pratiques de Telus.