Baazov quitte Amaya

David Baazov a indiqué qu’il était « fier d’avoir contribué à faire d’Amaya la société prospère qu’elle est devenue aujourd’hui ».
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne David Baazov a indiqué qu’il était « fier d’avoir contribué à faire d’Amaya la société prospère qu’elle est devenue aujourd’hui ».

Le plus grand actionnaire d’Amaya, David Baazov, a démissionné de ses dernières fonctions au sein de l’entreprise spécialisée dans le jeu en ligne, quatre mois après avoir pris un congé payé pour préparer sa défense contre les accusations que l’Autorité des marchés financiers du Québec a déposées contre lui.

L’entreprise montréalaise, qui est devenue un important joueur de son industrie lorsqu’elle a racheté, il y a deux ans, le site Internet PokerStars, a annoncé vendredi le départ de M. Baazov et son remplacement. Elle publiait du même coup ses plus récents résultats trimestriels. « Il est devenu clair pour M. Baazov qu’Amaya avait besoin d’un intendant permanent pour l’entreprise », a expliqué un porte-parole pour l’ex-dirigeant de l’entreprise, Ian Robertson. « Même si la compagnie est engagée dans un processus stratégique, elle a besoin d’un dirigeant clairement identifié pour s’occuper des activités au jour le jour. »

Rafi Ashkenazi, qui avait été nommé chef de la direction par intérim en mars, a été nommé comme remplaçant permanent de M. Baazov. Ce dernier avait précédemment choisi de quitter le conseil d’administration de l’entreprise. « Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, [M. Baazov] a reconnu en Rafi le parfait candidat pour l’emploi et a décidé que lui donner le titre de chef de la direction permanent représentait l’intérêt supérieur d’Amaya », a ajouté M. Robertson dans un courriel.

M. Robertson a ajouté que M. Baazov restait impliqué dans un groupe d’investisseurs intéressés à racheter Amaya et à en fermer le capital. L’entreprise a elle-même indiqué vendredi que les discussions avec diverses parties non identifiées progressaient. Dans une déclaration publiée par l’entreprise, M. Baazov a indiqué qu’il était « fier d’avoir contribué à faire d’Amaya la société prospère qu’elle est devenue aujourd’hui », et a ajouté qu’il continuait « à soutenir sa stratégie et sa direction ».

M. Baazov a plaidé non coupable à cinq accusations, notamment pour avoir influencé ou tenté d’influencer le cours du titre d’Amaya et pour avoir communiqué une information privilégiée. L’affaire contre M. Baazov, deux autres personnes et trois entreprises sera entendue en cour le 7 septembre.

Les résultats du deuxième trimestre d’Amaya sont en forte hausse. Le bénéfice net des activités poursuivies a plus que triplé à 22,5 millions $US, tandis que le bénéfice ajusté a atteint 89,7 millions, soit 46 ¢ US par action. Les revenus ont gagné 10 % à 285,9 millions.