Dans les pays asiatiques - Nortel se tourne vers la main-d'oeuvre locale

Toronto - La Chine, l'Inde et d'autres pays asiatiques sont dans la mire de Nortel Networks car en plus de les considérer comme des marchés importants, l'entreprise y voit aussi un bassin de travailleurs qualifiés, a déclaré hier le chef de la direction de Nortel, Frank Dunn.

M. Dunn a indiqué à des analystes en placements qu'il oriente actuellement l'entreprise, établie au Canada, pour qu'elle se concentre davantage sur les exigences du marché et réponde ainsi mieux à ses demandes. «Pour y parvenir, il faut pouvoir disposer d'ingénieurs vraiment doués», a dit M. Dunn.

Nortel a déjà commencé à embaucher la main-d'oeuvre locale en Chine, en Inde, en Europe et en Amérique du Nord, plutôt que de concentrer les activités de recherche et développement au sein d'une division de l'entreprise appelée Recherche Bell Northern, comme ce fut le cas auparavant.

Nortel continue cependant de maintenir d'importantes infrastructures de recherche à Ottawa — malgré 60 000 licenciements à travers le monde pour ne conserver que les deux tiers de son personnel, qui comptait 95 000 employés en 2000.

L'année dernière, l'entreprise a toutefois doublé le nombre de ses employés affectés aux activités de recherche et de développement en Chine, dans le cadre d'un plan triennal d'investissement totalisant 200 millions dans ce pays. «Nous investirons en recherche et développement en Chine pour accroître notre potentiel d'exportation sur les marchés internationaux, a fait savoir M. Dunn.

Le chef d'entreprise a nié que Nortel souhaite ainsi pouvoir profiter d'une main-d'oeuvre qualifiée à moindre coût, affirmant que «les innovations technologiques entraînent la réduction des coûts et non pas l'exploitation de la main-d'oeuvre».