La Banque mondiale souffre d’une «crise de leadership»

Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, voit son mandat de cinq ans s’achever en juillet prochain.
Photo: Mandel Ngan Agence France-Presse Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, voit son mandat de cinq ans s’achever en juillet prochain.

Washington — La Banque mondiale souffre d’une « crise de leadership » et doit changer le mode de désignation de son président pour ne pas devenir « un anachronisme » sur la scène internationale, affirme une lettre ouverte de l’association des personnels.

« Nous défendons les principes de bonne gouvernance, de transparence, de diversité, de concurrence internationale et de sélection basée sur le mérite. Malheureusement aucun de ces principes n’a été appliqué dans la nomination des précédents présidents de la Banque mondiale », indique ce courrier daté de mardi.

Au terme d’une règle non-écrite, les Européens placent l’un des leurs à la tête du Fonds monétaire international tandis que la présidence de la Banque mondiale, l’institution vouée à la lutte contre la pauvreté, est réservée aux Américains. « Nous avons accepté des décennies d’accords secrets qui ont abouti, douze fois d’affilée, à la désignation d’un homme américain. Cela doit changer », assure l’association du personnel.

L’actuel titulaire du poste, l’Américain Jim Yong Kim, voit son mandat de cinq ans s’achever en juillet prochain et n’a pour l’heure pas officiellement annoncé son intention de briguer sa reconduction mais s’il s’est dit ouvert à cette idée. Sous sa présidence, la Banque a engagé une restructuration controversée qui a provoqué des mobilisations en interne et continue de susciter des interrogations parmi les 15 000 employés de l’institution. Elle est aussi aux prises avec la concurrence croissante de nouveaux acteurs du développement et notamment la Chine.

« Le groupe Banque mondiale connaît une crise de leadership », affirme l’association des personnels. Dans sa lettre, elle appelle à ouvrir le processus de désignation à l’international et à des hommes et des femmes sur la base de critères professionnels clairs et en faisant preuve de transparence. « Le monde a changé et nous devons changer avec lui. À moins que nous changions les règles du jeu, la Banque mondiale fait face au risque bien réel de devenir un anachronisme sur la scène internationale », assure l’association.

Contactée par l’AFP, la Banque mondiale a assuré que le conseil d’administration représentant ses 189 États membres avait déjà adopté en 2011 des règles garantissant un processus de désignation ouvert, fondé sur le mérite et transparent. « Ces règles ont été utilisées pendant la désignation en 2012 et continueront de l’être pour le futur processus de désignation du président », a assuré un porte-parole dans un courriel.

En 2012, M. Kim, choisi par les États-Unis, avait ainsi pour la première fois dû affronter la concurrence inédite d’une autre candidate, l’ancienne ministre des Finances nigériane Ngozi Okonjo-Iweala.


 
1 commentaire
  • Denis Paquette - Abonné 11 août 2016 09 h 33

    vive les Elvis Gratton

    peut etre est- elle au bout de son rouleau, je crois qu'elle ne s'est jamais remis de 2008, ne savons nous pas que si les américains avec la complicité des chinois n'étaient pas intervenus c'est le monde qui se serait écroulé, a combien de morts vous croyez , que ca aurait produit, heureusement que les américains avait un homme comme Obama au pouvoir vous imaginez la meme situation avec Donalds Tremp, vive les Elvis Gratton qu'ils soit québécois, américains ou mondiales,