Loblaw se prépare à une guerre de prix

Le président des Compagnies Loblaw, Galen G. Weston
Photo: Fred Thornhill La Presse canadienne Le président des Compagnies Loblaw, Galen G. Weston

Toronto — Le grand patron de Loblaw se prépare à une guerre de prix avec ses rivales, afin de s’assurer que la plus grande chaîne de supermarchés d’alimentation au Canada reste concurrentielle dans un environnement de faible inflation.

« Les guerres de prix ne sont habituellement pas quelque chose que nous attendons avec impatience, mais nous serons certainement prêts si le marché se réchauffe », a expliqué mercredi le président des Compagnies Loblaw, Galen G. Weston, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes.

La société, qui détient diverses enseignes dont Loblaws (Provigo au Québec), No Frills, Real Canadian Superstore et Shoppers Drug Mart (Pharmaprix au Québec), lutte activement contre la hausse des prix des aliments en attaquant le problème au niveau de ses fournisseurs. « Après deux ans d’augmentations de coûts de plus d’un milliard de dollars de la part de nos plus grands fournisseurs, avec les hausses de prix au détail que cela a entraîné à travers le pays, nous avons demandé à ce groupe de nous appuyer dans notre initiative pour réduire les prix pour nos consommateurs », a expliqué M. Weston.

Plus tôt en juillet, Loblaw a transmis une lettre à ses fournisseurs pour les avertir qu’il appliquerait une déduction automatique de 1,45 % sur les prix de toutes les livraisons reçues à compter du 4 septembre. La lettre indiquait en outre que l’épicier rejetterait toute augmentation future de prix de la part des fournisseurs à moins qu’elles soient liées à une augmentation des coûts des intrants, comme des frais de carburant ou des variations des taux de change. Loblaw ajoute dans sa missive qu’elle tiendra pour acquis que les fournisseurs acceptent ces baisses de prix si les livraisons se poursuivent au-delà de la date du 4 septembre. Un porte-parole de l’entreprise n’a pas voulu indiquer si le propriétaire des supermarchés avait reçu des réponses à sa lettre.

Mercredi, Loblaw a affiché un bénéfice net en chute de près de 15 % pour son deuxième trimestre, par rapport à l’an dernier, même si ses revenus ont augmenté. Le bénéfice net s’est chiffré à 158 millions, soit 39 ¢ par action, pour le trimestre clos le 18 juin. En comparaison, il avait été de 185 millions, soit 44 ¢ par action, à la même période un an plus tôt. Loblaw a attribué ce recul à une hausse de ses coûts d’intérêt et à des charges financières.

Cependant, ses revenus d’ensemble ont grimpé de 196 millions, soit 2 %, pour atteindre 10,7 milliards, comparativement à un chiffre d’affaires de 10,5 milliards un an plus tôt.

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