La chasse miraculeuse

L’engouement pour Pokémon Go se vérifie partout où le jeu est disponible, comme on le voit sur cette photo prise à Toronto.
Photo: Cole Burston Agence France-Presse L’engouement pour Pokémon Go se vérifie partout où le jeu est disponible, comme on le voit sur cette photo prise à Toronto.

Tokyo — L’action du groupe japonais Nintendo a pris 14 % mardi à la Bourse de Tokyo, portant son gain à quelque 120 % depuis le début de la fièvre Pokémon Go, jeu de réalité augmentée qui fait un tabac dans le monde.

Sa capitalisation boursière, qui équivaut au nombre d’actions en circulation multiplié par leur prix, dépasse désormais celle de son rival Sony, totalisant 4500 milliards de yens (54 milliards $CAN).

À l’issue des échanges, le titre Nintendo s’est élevé à 31 770 yens (+14,4 %), soit plus du double de sa valeur de clôture du 6 juillet, veille du lancement de cette application qui permet d’attraper Pikachu et autres Pokémons, petites créatures aux formes et aux pouvoirs magiques multiples inventées par le Japonais il y a 20 ans.

Bien que Nintendo n’ait pas développé ce divertissement (c’est le studio Niantic associé à la société Pokemon Company affiliée au groupe japonais), les analystes espèrent que cet engouement va accélérer la stratégie encore timide de la firme sur les téléphones intelligents tout en élargissant son public.

Pokémon Go a d’abord été lancé dans trois pays (États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande), avant d’arriver le 13 juillet en Europe. Depuis le week-end dernier, il est disponible dans 26 nouveaux pays, dont le Canada, mais pas encore au Japon.

Déjà téléchargé des millions de fois, Pokémon Go repose sur la réalité augmentée, technologie qui enrichit d’éléments virtuels le monde réel capté par l’appareil photo des téléphones intelligents. Dans les parcs, les stations de métro, les cafés, les terrains vagues… dans le monde entier, le nez collé au téléphone intelligent, des « chasseurs » tentent de mettre le grappin sur ces « monstres de poche ».

La folie Pokémon a également provoqué mardi l’envol de l’action de McDonald’s Japan, qui offre depuis vendredi avec les « Happy meals » des figurines à l’effigie des Pokémons. La filiale japonaise du géant américain de la restauration rapide a vu son titre s’envoler de 23 % dans les premiers échanges avant de finir sur une hausse de 5,3 % à 3200 yens.