Le pétrole des sables bitumineux accapare une part toujours plus importante de l’offre énergétique

Le pétrole extrait des sables bitumineux accapare une proportion toujours plus grande de la production d’énergie primaire au Canada. Et le transport de cette énergie fossile par wagons connaît une croissance exponentielle. Statistique Canada donne un portrait chiffré des sables bitumineux de 2005 à 2014, avant le choc pétrolier.

Ainsi, en 2014, le pétrole brut représentait la proportion la plus élevée de la production d’énergie primaire au Canada, et ce, pour une cinquième année consécutive. La production de pétrole brut a augmenté de plus de 50 % par rapport à 2005 pour se chiffrer à 207 millions de mètres cubes, peut-on lire dans une petite étude de moins de trois pages. Cette croissance observée était attribuable à 97 % au pétrole brut bitumineux et synthétique.

« En raison de la croissance globale de la production, les exportations de pétrole brut canadien ont crû de 80 % par rapport à 2005 pour se chiffrer à 165 millions de mètres cubes en 2014. » L’agence fédérale souligne que ce volume exporté équivaudrait à remplir 515 des plus grands superpétroliers du monde.

Sur la question du transport, de 2005 à 2014, le volume total net de livraisons de pétrole brut et de pentanes plus par pipeline s’est accru de 58 %, ou d’environ 117 millions de mètres cubes. « La hausse des livraisons par pipeline est attribuable à une combinaison de nouveaux tronçons et de conversions de certaines canalisations [c’est-à-dire du gaz naturel au pétrole], à des inversions de canalisations et au débit accru du réseau. »

Toutefois, compte tenu de la recrudescence de la production depuis 2010, l’expédition de pétrole par voie ferroviaire est devenue une option viable, a précisé Statistique Canada. « Le nombre de wagons de mazout et de pétrole brut acheminés par les transporteurs ferroviaires canadiens a plus que triplé de 2005 à 2014, et la plus grande partie de la croissance s’est produite après 2011. » D’une moyenne de quelque 60 000 wagons, le chargement ferroviaire a bondi à 120 000 wagons en 2012, à plus de 160 000 l’année suivante et à plus de 180 000 en 2014.

Quant aux répercussions environnementales, le nombre d’accidents impliquant les produits de pétrole brut a diminué après le ralentissement économique de 2008, mais a augmenté invariablement depuis et dépasse maintenant le nombre d’accidents liés à toutes les autres marchandises dangereuses. « Environ 70 % des accidents concernant des marchandises dangereuses se sont produits aux installations et non pendant leur transport », a ajouté Statistique Canada, qui précise : en 2014, le secteur du pétrole et du gaz était à l’origine de 26 % des 732 mégatonnes d’émissions de GES au Canada.

1 commentaire
  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 13 juillet 2016 16 h 07

    Une petite étude....

    qui tend à vouloir nous faire peur ...afin que l'on donne voie libre à l'oléoduc.
    JAMAIS...ONC...NENNI...NON !!