Angela Merkel ne craint pas de «crise»

Berlin — La chancelière allemande s’est montrée optimiste sur les chances de trouver un accord sur l’aide aux banques italiennes et a rejeté les craintes de voir la situation dégénérer en une nouvelle crise bancaire en zone euro.

« Il y a des discussions très intensives qui sont menées entre le gouvernement italien et la Commission européenne et je suis tout à fait persuadée que les choses vont être bien réglées », a déclaré Angela Merkel mardi lors d’une conférence de presse à Berlin, en marge d’une rencontre avec son homologue irlandais Enda Kenny. « De manière générale, je ne vois pas de crise se développer », a-t-elle ajouté.

Le gouvernement italien tente de trouver une solution pour aider ses banques sans que son intervention soit considérée par Bruxelles comme une aide d’État faussant la concurrence et sans que les épargnants, et si possibles les petits actionnaires, ne soient lésés. Éclaté avec plus de 700 établissements, le système bancaire italien est fragilisé par des problèmes de capitalisation et plie sous le poids de 360 milliards d’euros de créances douteuses. Résultat : en six mois, l’indice des banques italiennes a cédé 55 %.

Traditionnellement très à cheval sur le respect des règles européennes, le gouvernement allemand a fait montre dans ce dossier d’une grande retenue, se gardant de mises en garde à l’égard de Rome. Selon une source gouvernementale européenne, ceci s’explique entre autres par l’exposition des banques allemandes auprès des instituts italiens et des craintes d’engrenage.