Le premier semestre a été moins meurtrier, mais les dégâts ont été plus importants

Francfort — Les catastrophes naturelles ont causé au premier semestre beaucoup plus de dégâts matériels que celles de l’an passé, mais ont été nettement moins meurtrières, selon un bilan publié mardi par le réassureur Munich Re.

Le nombre de pertes humaines s’est élevé à 3800 entre janvier et juin, un nombre très inférieur à celui de l’an passé (21 000) ainsi qu’à la moyenne des dix et trente dernières années, avec respectivement 47 000 et 28 000 décès, a indiqué le groupe allemand, dont les estimations en la matière font foi. Un tremblement de terre en Équateur et la sécheresse en Inde ont été les catastrophes les plus létales.

Les dégâts matériels, en revanche, avec un montant cumulé de 70 milliards $US, ont été nettement plus élevés qu’à la même période l’an passé. Sur les six premiers mois de l’année, l’essentiel des pertes a été provoqué par de « puissants tremblements de terre au Japon et en Équateur, des tempêtes en Europe et aux États-Unis, ainsi que des incendies de forêt au Canada », précise le groupe. La semaine dernière, le Bureau d’assurance du Canada estimait que les coûts des dommages assurés causés par les incendies de forêt de Fort McMurray, en Alberta, à 3,58 milliards $CAN, en font la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire du pays pour les assureurs.

Au total, sur les 70 milliards de dollars de dommages recensés, 27 milliards étaient assurés, ajoute Munich Re, qui précise toutefois que le montant total des dégradations au premier semestre est inférieur à la moyenne des dix dernières années sur cette période (92 milliards). Au premier semestre 2015, les catastrophes naturelles avaient engendré 59 milliards de dollars de pertes, dont 19 milliards étaient assurés.

« Ces événements montrent clairement l’importance de la prévention contre les dégâts, comme la protection contre les crues subites ou la construction de bâtiments résistants aux tremblements de terre dans les zones à risque », a déclaré Torsten Jeworrek, membre du directoire de Munich Re. Entre janvier et juin, les dégâts les plus importants ont été provoqués par deux tremblements de terre sur l’île japonaise de Kyushu au mois d’avril. Ces deux phénomènes ont causé pour 25 milliards de dollars de dégâts, dont 6 milliards assurés, détaille le réassureur. Il pointe en revanche « l’absence totale de typhons dans le nord-ouest du Pacifique » sur la période.