Les dommages assurés des incendies de Fort McMurray s’élèvent à 3,58 milliards

Fort McMurray — Le Bureau d’assurance du Canada (BAC) soutient que les coûts des dommages assurés causés par les incendies de forêt de Fort McMurray, en Alberta, s’élèvent à 3,58 milliards, ce qui en fait la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire du pays pour les assureurs.

« Ces incendies de forêt et les dommages assurés qu’ils ont provoqués prouvent malheureusement, une fois de plus, que les événements météorologiques extrêmes continuent d’augmenter en fréquence et en gravité », a estimé Don Forgeron, président et chef de la direction du Bureau d’assurance du Canada.

Les coûts des dommages assurés causés par les incendies de Fort McMurray représentent plus de deux fois le montant de la précédente catastrophe naturelle la plus chère enregistrée au pays, soit les inondations dans le sud de l’Alberta en 2013, dont le montant s’est élevé à 1,7 milliard, indique le BAC. Mais en dollars constants (de 2014), c’est la « crise du verglas » au Québec en 1998 qui arrivait jusqu’ici en première place, avec 1,9 milliard de dommages assurés, révélait le rapport du BAC l’an dernier.

Les incendies du mois de mai à Fort McMurray ont forcé l’évacuation de près de 90 000 résidants de la municipalité régionale de Wood Buffalo et ont détruit quelque 2400 maisons et édifices. Les résidants ont pu depuis regagner leur communauté, mais il aura fallu attendre deux mois avant que l’état d’urgence ne soit levé. Le BAC souligne qu’il y a eu plus de 27 000 réclamations pour des biens personnels (moyenne de 81 000 $), 12 000 réclamations en assurance automobile (moyenne de 15 000 $) et plus de 5000 réclamations en assurance commerciale (moyenne de 250 000 $).

Les chiffres du BAC pour Fort McMurray sont basés pour la première fois sur des données colligées par une firme privée, Catastrophe Indices and Quantification, qui estime les dommages assurés à l’aide de sondages menés auprès des assureurs.

 

Consultez notre dossier Incendie à Fort McMurray
1 commentaire
  • Marc Davignon - Abonné 8 juillet 2016 08 h 16

    Aujourd'hui, dans le top 10!

    La population, elle, n'est pas constante contrairement au dollar!!

    De constater que les chiffres sont toujours de plus en plus gros et que les «catastrophes» sont plus nombreuses ne serait-elle pas lier au fait (tout aussi évident que le réchauffement de la planète!) que la population (la densité, par le fait même, et ce faisant il faut savoir que c'est la première fois, dans l'histoire de l'humanité, que la population a atteint le cap du 7 milliards d'individus ... ironique, n'est-ce pas) augmente aussi?

    Et, est-ce bien sage de faire une analyse des couts par les assureurs, qui, pour eux, la justification des hausses de primes se fait généralement par «l'augmentation de leurs couts»?

    Conséquemment, quand les entreprises achètent sa concurrente à coup de dizaines de milliards ou qu'un joueur de hockey reçoit un salaire de plusieurs millions de dollars ou encore, quand aujourd'hui il faut être milliardaire plutôt que millionnaire (ça fait tellement 1970) pourquoi s'étonner de ce chiffre? Pour faire la une dans le top 10 des catastrophes, catastrophique?