Marchés boursiers - Qu'arrivera-t-il à Disney?

New York — La Bourse américaine a terminé la semaine sur une note mitigée, entre Wall Street qui a gagné quelques points grâce à Alan Greenspan et le Nasdaq qui a fléchi pour la quatrième semaine consécutive, mais les investisseurs veulent maintenant en savoir plus sur l'offre de rachat de Disney.

Le Dow Jones a gagné 0,3 % cette semaine, pour finir hier à 10 627,85 points. L'indice composé de la Bourse électronique Nasdaq a reculé de 0,5 %, à 2053,56 points. De son côté, l'indice Standard and Poor's 500, plus représentatif de la tendance générale, a gagné quelques fractions (+0,3 %), à 1145,81 points.

Pendant ce temps, à Toronto, l'indice composé S&P/TSX a laissé filer 30,58 points, ou 0,4 % hier, pour clôturer la séance à 8694,46. Il a pris 0,6 % sur l'ensemble de la semaine

Une grosse journée

La semaine qui vient de s'écouler a été marquée par une très grosse journée mercredi, les investisseurs ayant été gonflés à bloc par les déclarations optimistes d'Alan Greenspan, le patron de la banque centrale américaine (Fed), lors de son pèlerinage semestriel devant le Congrès. «Les chances sont bonnes d'avoir une croissance robuste et soutenue», après une année 2003 qui a marqué «la transition d'une période de sous-performance économique à une expansion plus vigoureuse», a assuré M. Greenspan.

En même temps, il n'a pas été trop optimiste et répété que la Fed pouvait se montrer patiente avant de remonter ses taux. Un mélange idéal pour les investissements: de la croissance, des taux bas et pas d'inflation.

L'assaut-surprise du numéro un américain du câble, Comcast, sur le royaume magique de Disney a également donné de l'allant aux investisseurs et fait monter le Dow Jones tout comme l'action du géant des médias, qui en fait partie.

La saga Disney devrait encore occuper le devant de la scène la semaine prochaine en attendant d'avoir la réaction officielle du conseil d'administration, qui pour l'instant étudie avec attention l'offre de rachat non sollicitée. Celle-ci valait 66 milliards $US, dette comprise, lorsqu'elle a été présentée mercredi.

De plus, les actionnaires vont jouer aux devinettes sur la défense que va mettre en place Mickey: faire appel à un chevalier blanc, c'est-à-dire un repreneur choisi par Disney lui-même, faire grimper l'endettement du groupe pour ne plus être aussi attractif, s'engager dans un énorme achat pour devenir trop gros à avaler, ou carrément faire une contre-offre sur Comcast.

Côté télécommunications, on attend également d'avoir confirmation de l'identité des prétendants au rachat d'AT&T Wireless, le numéro trois du téléphone mobile aux Etats-Unis. L'américain Cingular et l'anglais Vodafone sont sur les rangs, selon la presse, et pourraient mettre sur la table bien plus de 30 milliards de dollars.