S&P et Fitch dégradent la note du Royaume-Uni

Dès vendredi, Moody’s avait abaissé sa perspective sur la dette britannique, passée à « négative », prélude à un possible abaissement.
Photo: Justin Tallis Agence FRance-Presse Dès vendredi, Moody’s avait abaissé sa perspective sur la dette britannique, passée à « négative », prélude à un possible abaissement.

Édimbourg — Les agences de notation Standard and Poor’s et Fitch ont dégradé lundi la note de la dette du Royaume-Uni, prenant acte du choix des électeurs britanniques de voir leur pays quitter l’Union européenne.

La note de la dette britannique passe de « AAA », la meilleure possible, à « AA », deux crans en-dessous, selon un communiqué de S&P. L’agence cite l’incertitude qu’a générée l’issue du référendum et anticipe « un contexte politique moins prévisible, moins stable et moins efficace » dans les mois à venir.

La nouvelle note est assortie d’une perspective négative, c’est-à-dire qu’elle pourrait être abaissée à nouveau.

Fitch estime que l’incertitude qui suit le résultat du référendum va provoquer un ralentissement brutal à court terme de la croissance


La décision de S&P, l’une des trois grandes agences de notation mondiales aux côtés de Moody’s et Fitch, « renvoie aussi aux risques de détérioration des conditions d’accès au marché financier du Royaume-Uni, explique l’agence, ainsi qu’aux problèmes constitutionnels » qui vont se poser, alors que l’Écosse pro-européenne envisage d’organiser un nouveau référendum sur son indépendance.

Fitch a elle aussi abaissé la note britannique, en prédisant un « ralentissement brutal » de la croissance dans le pays. La note de la dette britannique passe de AA + à AA avec perspective négative, impliquant là encore qu’elle pourrait être encore abaissée dans les prochains mois.

« Fitch estime que l’incertitude qui suit le résultat du référendum va provoquer un ralentissement brutal à court terme de la croissance », a indiqué l’agence. Fitch cite également la possibilité d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse comme un risque sérieux pour l’avenir.

Dès vendredi Moody’s avait abaissé sa perspective sur la dette britannique, passée à « négative », prélude là aussi à un possible abaissement.

Les notes délivrées par les agences de notation, sortes de certificats de solvabilité, dictent les conditions auxquelles les entreprises ou les pays peuvent s’endetter sur les marchés financiers. Plus la note est basse, plus les taux d’intérêts exigés par les créanciers seront élevés.

Les électeurs britanniques ont voté, lors d’un référendum, à près de 52 % jeudi pour une sortie de l’UE.
 

1 commentaire
  • Donald Bordeleau - Abonné 29 juin 2016 23 h 19

    Soros visionnaire en économie. Brexit un délit d'initié qui rapporte 10% gratos.

    Comment George Soros a t-il fait sauter la Banque d'Angleterre ?

    Soros pense que l'Allemagne doit quitter la zone euro si elle n'est pas prête à prendre l'initiative d'aider les pays en difficultés de la zone euro à s'échapper de la spirale de la dette et du déclin économique.


    Le scepticisme de nombreux économistes, principalement anglo-saxons, sur la viabilité de la zone Euro. Ils sont tombés dans le piège Brexit

    http://www.captaineconomics.fr/-comment-georges-so