Statistique Canada établit l’inflation annuelle à 1,5 % en mai

Les prix des aliments ont connu en mai leur plus modeste hausse, sur une base annuelle, depuis mars 2014.
Photo: David Afriat Le Devoir Les prix des aliments ont connu en mai leur plus modeste hausse, sur une base annuelle, depuis mars 2014.

L’appréciation du dollar canadien et la baisse des prix de l’essence ont fait ralentir l’inflation pendant le mois de mai.

L’indice des prix à la consommation a avancé de 1,5 % le mois dernier, par rapport à la même période l’an dernier, tandis que sa croissance avait été de 1,7 % en avril, a indiqué vendredi Statistique Canada. Selon l’économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter, le rebond du huard a permis de limiter l’inflation des aliments en particulier, et la croissance des prix en épicerie était relativement faible par rapport aux augmentations observées plus tôt cette année. « Simplement pour donner un exemple de la rapidité à laquelle ce revirement s’est produit, les prix des légumes sont passés d’augmentations de plus de 18 %, au début de l’année, à moins de 2 % maintenant », a écrit M. Porter dans une note à ses clients. Le dollar canadien a retraité sous la barre des 70 ¢US en janvier, mais a repris du terrain depuis.

Les prix des aliments ont connu en mai leur plus modeste hausse de prix, sur une base annuelle, depuis mars 2014. Ils ont avancé de 1,8 % en mai, comparativement à un gain de 3,2 % en avril. Les prix de l’essence étaient inférieurs de 7,1 % à ceux du mois de mai 2015. L’inflation annuelle de base, qui exclut les produits dont les prix sont plus volatils, comme l’essence et certains aliments, s’est établie à 2,1 % le mois dernier, après avoir atteint 2,2 % en avril.

L’économiste Nick Exarhos, de la Banque CIBC, a noté que l’inflation de base s’était montrée résiliente malgré la hausse du dollar. Les données « suggèrent que la pression sous-jacente de l’inflation au Canada est un peu plus forte que nous l’aurions cru, étant donné que l’économie a ralenti », a-t-il affirmé.

Selon M. Exarhos, à l’approche de la deuxième moitié de l’année, la hausse des prix du pétrole pourrait se traduire par une reprise de l’inflation. « À l’approche de 2017, nous croyons qu’il y a une possibilité de voir les prix de l’essence faire grimper l’inflation d’ensemble. »

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