Les entreprises semblent mieux disposées, cette année, à embaucher du nouveau personnel

Selon le cabinet EY, 59 % des entrepreneurs dans le monde prévoient accroître leur main-d’oeuvre au cours des douze prochains mois.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Selon le cabinet EY, 59 % des entrepreneurs dans le monde prévoient accroître leur main-d’oeuvre au cours des douze prochains mois.

Les entrepreneurs sont plus nombreux cette année à vouloir embaucher.

Selon le sondage mondial sur la création d’emplois 2016 d’EY, 64 % des entrepreneurs canadiens prévoient embaucher au cours du prochain exercice. Cette proportion était de 50 % il y a un an. Les entrepreneurs canadiens dominent la liste des intentions d’embauche à l’échelle mondiale. Selon le cabinet EY, 59 % des entrepreneurs dans le monde prévoient accroître leur main-d’oeuvre au cours des douze prochains mois.

Il ressort également de l’enquête que les « entrepreneurs perturbateurs » ou innovateurs accroissent leur main-d’oeuvre à un rythme beaucoup plus rapide que les entrepreneurs plus traditionnels. « Sont considérés comme perturbateurs, les entrepreneurs qui changent une partie ou la totalité des règles de leur secteur avec leurs produits ou services ; les innovateurs sont ceux qui ont créé un tout nouveau produit ou service dans la dernière année », explique EY. Ainsi, 14 % des entrepreneurs canadiens tombent dans la catégorie des plus perturbateurs, ce qui est inférieur à la moyenne mondiale de 17 %, et 16 % sont des innovateurs, ce qui est supérieur à la moyenne mondiale de 13 %.

Et dans ce sondage, les répondants disent accorder la priorité à la croissance interne. « Bien que les dirigeants canadiens soient attirés cette année par les fusions et acquisitions, selon le récent Baromètre de la confiance des entreprises, les entrepreneurs optent pour la croissance interne », peut-on lire dans le communiqué. Ainsi, 39 % des entrepreneurs canadiens affirment que leur croissance a été en grande partie interne, et seulement 24 % ont indiqué qu’elle était attribuable surtout aux fusions et acquisitions ou aux alliances (ce qui est inférieur à la moyenne mondiale de 30 %).

« Plutôt que de se concentrer sur les transactions, les entrepreneurs considèrent le développement de leurs activités comme leur principale priorité et leur plus grand défi dans l’année qui vient. Près de 30 % des entrepreneurs canadiens affirment que leur plus gros défi est de cerner, d’attirer et de servir de nouveaux clients. »