Des jours difficiles sont à venir pour les banques européennes

Francfort — Les banques européennes peineront probablement à engranger des profits au cours des prochains mois et elles pourraient devoir sabrer dans leurs coûts, se regrouper ou modifier leurs stratégies pour renouer avec la rentabilité, prévient un document rendu public mardi.

La Banque centrale européenne constate, dans sa revue de la stabilité financière des 19 pays membres de la zone euro, que le système bancaire de la région a survécu à la volatilité des marchés en début d’année.

Les banques de la zone euro, en revanche, devront lutter contre la faiblesse des taux d’intérêt, la relance économique timide des pays de la zone et le nombre élevé de mauvais prêts dans certains pays pour amasser des profits. La BCE prévient que certaines devront abaisser leurs coûts ou envisager des regroupements. D’autres pourraient devoir diversifier leurs activités si elles veulent être rentables dans l’environnement actuel, selon la BCE.

Les bénéfices des banques souffrent aussi de nouvelles règles qui leur imposent de mettre de côté davantage de réserves et de réduire les activités plus risquées pour éviter une nouvelle crise financière. Plusieurs doivent également acquitter des amendes ou des dédommagements en lien avec des problèmes antérieurs.

Les banques sont également touchées par les faibles taux d’intérêt imposés par la BCE et d’autres banques centrales, ce qui réduit leurs profits en amincissant l’écart entre les taux auxquels elles empruntent de l’argent et les taux auxquels elles prêtent aux consommateurs. Ces faibles taux visent à relancer l’économie en facilitant l’accès au capital et rehausser l’inflation.