Toronto et Vancouver continuent d’alimenter la surchauffe

La valeur moyenne des propriétés vendues était de 508 097 $ le mois dernier, en progression de 13,1 % par rapport à avril 2015. Si l’on exclut les marchés de Toronto et de Vancouver, le prix moyen atteignait 369 222 $, en hausse de 8,7 % sur un an.
Photo: Archives La Presse canadienne La valeur moyenne des propriétés vendues était de 508 097 $ le mois dernier, en progression de 13,1 % par rapport à avril 2015. Si l’on exclut les marchés de Toronto et de Vancouver, le prix moyen atteignait 369 222 $, en hausse de 8,7 % sur un an.

L’activité immobilière ne dérougit pas, alimentée par les poches de surchauffe dans le Grand Toronto et Vancouver. Le marché de la revente a établi de nouveaux records en avril pour se resserrer davantage à l’aube de la saison généralement la plus active de l’année.

Les ventes sur le système interagence (MLS) ont bondi de 3,1 % entre mars et avril, de 10,3 % par rapport à avril 2015, pour atteindre un record mensuel de 57 669 maisons vendues à l’échelle canadienne. Environ 70 % des grands marchés couverts par l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) ont contribué à l’établissement de cette nouvelle marque, quoique l’effervescence du marché du Grand Toronto et de Vancouver ait été plutôt ressentie. La valeur moyenne des propriétés vendues était de 508 097 $ le mois dernier, en progression de 13,1 % par rapport à avril 2015. Si l’on exclut les marchés de Toronto et de Vancouver, le prix moyen atteignait 369 222 $, en hausse de 8,7 % sur un an. Dans le Grand Montréal il se situait à 308 303 $ pour une progression de 1,3 % sur 12 mois.

L’indice composé des prix a bondi de 10,3 % entre les mois d’avril 2015 et 2016 pour afficher son plus fort gain depuis mai 2010, a ajouté l’ACI. De plus, la progression des prix dans l’ensemble des segments composant l’indice de référence s’est accélérée pour un troisième mois consécutif.

L’ACI a donné d’autres statistiques faisant la démonstration d’un marché de la revente tendu. Ainsi, le nombre de nouvelles inscriptions s’est replié de 3,7 % entre les deux mois d’avril. Le resserrement a été plutôt marqué dans le Grand Toronto, avec un recul de 10,3 % des nouvelles inscriptions par rapport à avril 2015.

L’économiste en chef de l’ACI, Gregory Klump, explique dans son communiqué que si l’augmentation des prix résidentiels devrait être un incitatif à la mise en vente des propriétés, nombre de propriétaires font face à « la décision de déménager [ce qui] signifie qu’ils devront acheter alors que la concurrence est féroce en raison de la pénurie d’inscriptions ». Ainsi, le marché tendu s’autoalimente, particulièrement dans le Grand Toronto alors que celui de Vancouver va dans la même direction. « Par conséquent, plusieurs propriétaires décident de conserver leur maison et de continuer à accumuler des gains en capital. Il en résulte une pénurie continue d’inscriptions, alors que ces marchés subissent déjà une pénurie d’offres. »

Le ratio ventes/nouvelles inscriptions s’établissait donc à 64,5 % en avril dernier, soit la mesure la plus serrée depuis octobre 2009. L’ACI indique qu’un ratio entre 40 et 60 est synonyme de marché équilibré. Sous les 40, il correspond à un marché d’acheteurs et au-dessus de 60, à un marché de vendeurs. Un autre indicateur servant de référence est le nombre de mois d’inventaire, soit le nombre de mois qu’il faudrait pour écouler l’ensemble des propriétés listées au niveau d’activité actuelle. Il atteignait 4,7 mois à l’échelle canadienne le mois dernier, soit le plus faible niveau en six ans.