Malgré l'ultimatum de Trinity - Les syndicats d'Air Canada refusent les réductions de pension

Toronto — Les syndicats d'Air Canada ont réaffirmé hier leur opposition aux réductions de pension, même si cela signifie que le transporteur devra trouver de nouveaux investisseurs.

Ils en ont informé Trinity Times Investment, les nouveaux bailleurs de fonds du transporteur. Cette société de Hong Kong, qui appartient à Victor Li, a été choisie par le transporteur aérien et le surveillant nommé par la cour pour fournir 650 millions d'actions à l'entreprise qui battait de l'aile.

La semaine dernière, la société Trinity a informé les syndicats d'Air Canada que son investissement était conditionnel à des réductions dans les prestations de pension et à l'introduction d'un régime de retraite à deux vitesses.

Pour Pamela Sachs, présidente de la composante Air Canada du Syndicat canadien de la fonction publique, si Trinity ne veut pas respecter les engagements qu'Air Canada a pris avec les syndicats, le processus de choix des participants aura été un échec. Mme Sachs soutient que les syndicats d'Air Canada n'auraient jamais accepté des concessions s'élevant à 1,1 milliard par année, pendant six ans, sans l'accord explicite de l'entreprise selon lequel les pensions seraient protégées.

Le président national du SCFP, Paul Moist, a pour sa part demandé au gouvernement fédéral d'agir pour protéger les pensions des travailleuses et travailleurs dans les cas de restructuration d'entreprises.