Premier rapport - Nouveautés de saison

Voici les voitures que les chroniqueurs du Devoir ont essayées pour vous.

Acura TL

Oubliez la TSX, car la berline intermédiaire d'Acura qui mérite toute votre attention, c'est la TL.

Oubliez la TSX, car la berline intermédiaire d'Acura qui mérite toute votre attention, c'est la TL. Également construite à partir de la plateforme de l'Accord de Honda, cette dernière est nettement mieux réussie. L'habitacle est vraiment bien dessiné, l'instrumentation y est de qualité et son comportement routier est supérieur. En plus, la ligne de la carrosserie est plus originale. Faites-vous un cadeau, pour 5000 dollars de plus, laissez tomber la TSX. Vous ne le regretterez pas. (A.M.)

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Audi A8L

L'A8 de deuxième génération rehausse la barre, au point de surclasser ses éternelles rivales chez BMW et Mercedes.

Introduite en 1997, la première A8 fut saluée par la critique de façon unanime. L'A8 de deuxième génération rehausse la barre, et pas qu'un peu, au point de surclasser ses éternelles rivales chez BMW et Mercedes. Dans un premier temps, le styliste québécois Dany Garand, de Sherbrooke, lui a dessiné une robe magnifique, qui marie classe et modernité. Les améliorations au chapitre de la mécanique sont aussi marquées: le V8 de 4,2 litres a gagné en puissance (335 chevaux) et travaille en symbiose avec la nouvelle boîte automatique à six rapports. L'insonorisation a augmenté d'un cran et le confort est, comme il se doit, princier. Mais cette limousine brille également par ses prestations routières, avec une agilité surprenante et une tenue de route qui pourrait faire rougir des sportives. Bref, l'Audi A8 est une réussite sur toute la ligne. Avec une addition dans les six chiffres, on ne saurait se contenter de moins! (P.L.)

Introduite en 1997, la première A8 fut saluée par la critique de façon unanime. L'A8 de deuxième génération rehausse la barre, et pas qu'un peu, au point de surclasser ses éternelles rivales chez BMW et Mercedes. Dans un premier temps, le styliste québécois Dany Garand, de Sherbrooke, lui a dessiné une robe magnifique, qui marie classe et modernité. Les améliorations au chapitre de la mécanique sont aussi marquées: le V8 de 4,2 litres a gagné en puissance (335 chevaux) et travaille en symbiose avec la nouvelle boîte automatique à six rapports. L'insonorisation a augmenté d'un cran et le confort est, comme il se doit, princier. Mais cette limousine brille également par ses prestations routières, avec une agilité surprenante et une tenue de route qui pourrait faire rougir des sportives. Bref, l'Audi A8 est une réussite sur toute la ligne. Avec une addition dans les six chiffres, on ne saurait se contenter de moins! (P.L.)

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Chevrolet Crossfire

Le ramage est à la hauteur du plumage.

Véritable chef-d'oeuvre esthétique, la Crossfire répond au premier critère de ce type de voiture que les Américains appellent flagship vehicle: rehausser l'image d'une marque. Cela dit, Chrysler nous a souvent fait le coup des beaux emballages au contenu décevant. Cette fois, le ramage est à la hauteur du plumage. Il faut dire que sa plateforme et ses organes mécaniques ne lui sont pas prêtés par n'importe qui, en l'occurrence la Mercedes CLK. Le V6 de 3,2 litres n'a pas à rougir de ses performances qui, sans être électrisantes, sont tout à fait suffisantes pour un coupé qui se veut plus luxueux que sportif. Cela ne signifie pas que le comportement routier est placide, loin s'en faut: la Crossfire est agile et tient la route avec aplomb. Seule ombre au tableau, la visibilité arrière, complètement nulle. Le style, c'est bien beau, mais cela n'autorise pas tous les caprices, encore moins les sacrifices... (P.L.)

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Jaguar XJ8

La nouvelle XJ8, toute d'aluminium vêtue, a toutes les qualités requises pour conquérir de nouveaux acheteurs. Le cachet est toujours au rendez-vous, et, malgré ses prétentions de limousine, la XJ8 a tout du félin.

Les Jaguar ne font pas l'unanimité et, en ce qui me concerne, c'est leur plus grande qualité. Cela dit, la nouvelle XJ8, toute d'aluminium vêtue, a toutes les qualités requises pour conquérir de nouveaux acheteurs. Mais si vous êtes allergique au style de la maison, passez votre tour: la XJ8 ne peut renier ses origines, et sa carrosserie, aussi moderne soit-elle, s'inscrit dans la lignée de ses ancêtres. Sinon, certains défauts notoires ont enfin été corrigés, notamment les lacunes ergonomiques. Le cachet, lui, est toujours au rendez-vous, et, malgré ses prétentions de limousine, la XJ8 a tout du félin: elle roule avec grâce, dans la plus grande douceur, mais elle est prête à bondir. Qui plus est, la plus luxueuse des Jaguar n'a jamais été aussi silencieuse et aussi confortable. (P.L.)

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Lexus RX330

Les premiers qualificatifs inspirés par la conduite du RX330 sont confort et... confort. Si seulement on pouvait faire disparaître les affreux feux arrière!

Le RX300, introduit en 1998 par Lexus, a permis la création d'une nouvelle catégorie de véhicules: les utilitaires urbains. Six ans plus tard, l'arrivée du RX330, qui lui succède, raffine encore les normes établies par le premier d'une longue liste qui inclut les BMW X5, Land Rover Freelander et autres Infiniti FX45. Un utilitaire qui tend à se comporter comme une berline, tout en offrant l'espace intérieur typique d'un plus large véhicule, est d'ailleurs une recette qui fonctionne bien auprès de la clientèle. Les premiers qualificatifs inspirés par la conduite du RX330 sont confort et... confort. Si seulement on pouvait faire disparaître les affreux feux arrière! (A.M.)

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Nissan Pathfinder Armada

Son V8 de 5,4 litres est convaincant. Pour le reste, le Pathfinder Armada constitue une déception énorme.

Certains achètent des véhicules utilitaires(VU) pour les bonnes raisons, que ce soit pour l'espace intérieur ou pour «la grosse ouvrage», comme le remorquage de bateaux ou de roulottes. À ce chapitre, le premier VU pleine grandeur de Nissan comblera les plus exigeants. Son V8 de 5,4 litres est particulièrement convaincant: fort comme un boeuf, il accélère comme un sprinter. Mais pour le reste, le Pathfinder Armada constitue une déception directement proportionnelle à son format, c'est-à-dire énorme. La faute à un habitacle envahi par le plastique bon marché et affligé d'une finition indigne d'un véhicule de ce prix. Même ses rivaux américains le surclassent à ce chapitre. C'est le monde à l'envers! Quant à son unique concurrent japonais, le Toyota Sequoia, il ne fait qu'une bouchée de son adversaire, parce que plus raffiné et mieux assemblé. Brouillon, tout ça. (P.L.)

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Suzuki Verona

Sobre mais confortable, la Verona n'a strictement aucune exubérance. Mais elle vous mènera du point A au point B sans aucun problème et sans vous arracher le coeur à chaque plein d'essence.

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Toyota Echo

Agile, maniable et amusante comme tout

Très attendue, la nouvelle version Hatchback de la sous-compacte Echo corrige la principale lacune de la berline, soit une laideur peu commune. Malgré de grandes qualités, la moins chère des Toyota a sans doute perdu plusieurs jeunes acheteurs incapables de passer par-dessus son physique ingrat. Époque révolue. Agile, maniable et amusante comme tout, elle a tout ce qu'il faut pour rajeunir sa clientèle. Dans cette optique, on s'explique mal l'absence d'un tachymètre au tableau de bord. Dans la sage berline, passe encore, mais pas dans la dynamique Hatchback! Mais c'est bien tout ce qu'on peut lui reprocher car, en plus de sa conduite enjouée et de sa bouille sympathique, elle possède les qualités qui ont fait la réputation de Toyota, soit une qualité d'assemblage et une exécution mécanique irréprochables. (P.L.)

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Volkswagen Touareg

Avez-vous vu la pub du nouvel utilitaire Touareg? Un propriétaire se plaint de ne pouvoir travailler plus loin de chez lui. Absurde! Avec une consommation d'essence qui dépasse l'entendement (au-delà des 20 litres aux 100 kilomètres sur le modèle essayé), le véhicule signé Volkswagen perd tout son charme et, sans doute, le type de l'annonce y perdra son REER, sa maison et sa femme — elle aura préféré se pousser avec le voisin, au volant de la Golf TDI diesel de ce dernier. Beaucoup moins spacieuse, mais tellement plus sensée. (A.M.)