L’Alberta a continué de peser sur les résultats

Le transporteur aérien WestJet Airlines dit avoir l’intention d’étendre sa présence sur de nouveaux marchés, alors que celui de l’Alberta, qui connaît un ralentissement, continue de peser sur ses résultats.

Le chef de la direction de la ligne aérienne, Gregg Saretsky, a indiqué mardi, lors d’une conférence avec des investisseurs, qu’il annoncerait sous peu le lancement d’un nouveau service de vols nolisés. WestJet s’apprête en outre à inaugurer, dans quelques jours, un service de vols directs à destination de Londres, au Royaume-Uni.

M. Saretsky n’a pas divulgué de détails sur le service de vols nolisés, mais il indiqué que cela permettrait au transporteur de redéployer une partie de la capacité de l’Alberta, où le marché continue de tourner au ralenti. « Nous sommes très excités de cela, c’est un nouveau secteur d’activités pour nous », a-t-il affirmé.

À la suite de l’assemblée annuelle des actionnaires de WestJet, qui avait aussi lieu mardi, M. Saretsky a indiqué qu’il était possible que le Boeing 767, un appareil à grande capacité, qui s’envolera vers Londres puisse aussi desservir d’autres villes qui se trouvent à l’intérieur de son rayon d’action de 12 heures. « Cela fait en sorte que des endroits comme l’Amérique du Sud, l’Asie et d’autres endroits en Europe sont accessibles. Alors ultimement, tous ces endroits sont des occasions d’affaires pour WestJet », a-t-il précisé.

Le transporteur a dévoilé mardi un bénéfice en baisse de 38 % pour son plus récent trimestre, un recul attribué en grande partie à la faiblesse de l’économie albertaine. WestJet, dont le siège social se trouve à Calgary, a affiché un bénéfice de 87,6 millions, soit 71 ¢ par action, à partir d’un chiffre d’affaires de 1,03 milliard pour son premier trimestre. En comparaison, il avait touché à un bénéfice net record de 140,7 millions, soit 1,09 $ par action, au premier trimestre de l’année dernière, alors que ses revenus avaient atteint 1,08 milliard.

Les résultats du plus récent trimestre étaient, malgré tout, les deuxièmes meilleurs de l’entreprise pour cette période de l’année, a souligné M. Saretsky, la faiblesse des prix du carburant ayant contrebalancé une partie du ralentissement. Selon lui, il est encore trop tôt pour savoir si les cours du pétrole ont atteint leur plus bas niveau, et les mises à pied continuent d’avoir un effet domino sur d’autres secteurs, comme les restaurants et l’immobilier.

« Alors dans la mesure où toutes ces choses ralentissent l’économie, je crois que l’avenir comporte toujours son lot de difficultés. »