Les mises en chantier diminuent à Gatineau et à Montréal

La construction résidentielle a connu un léger recul au Québec en janvier, en raison principalement de la diminution du nombre de mises en chantier dans les régions de Gatineau et de Montréal.

Selon les données de la Société canadienne d'hypothèques et de logement rendues publiques hier, 2065 logements ont été mis en chantier dans les centres urbains de 10 000 habitants et plus au Québec, ce qui représente une baisse de 2 % par rapport à janvier 2003.

Dans la région de Gatineau, à peine 18 logements ont été mis en chantier, ce qui représente une baisse de 85 % par rapport aux 122 de janvier 2003. Dans la région de Montréal, le recul est de 12 %, alors que 1330 logements ont été mis en chantier, comparativement à 1505 un an plus tôt.

«Bien qu'il soit plausible d'attribuer ce ralentissement aux conditions météorologiques peu favorables en janvier, notons que le recul n'est pas représentatif de toutes les régions, et que le mois de janvier 2004 se compare à celui de 2003, où la construction avait connu un gain important», a déclaré Kevin Hughes, économiste régional à la SCHL.

Dans la catégorie des maisons individuelles, le Québec a enregistré 646 mises en chantier en janvier 2004, comparativement à 683 durant la même période l'année précédente. Les régions de Montréal (moins 18 %) et de Gatineau (moins 74 %) ont connu des baisses notables, tandis que la région de Québec a enregistré 107 mises en chantier de maisons individuelles en janvier, soit une hausse de 65 %. Les régions de Saguenay, de Sherbrooke et de Trois-Rivières n'ont connu que des variations marginales.

Logements collectifs

La construction de logements collectifs a également connu une légère baisse en janvier, alors que 1419 unités ont été mises en chantier, contre 1430 en janvier 2003. Les reculs les plus importants sont survenus dans les régions de Gatineau (moins 92 %) et de Montréal (moins 9 %). Dans la région de Sherbrooke, les mises en chantier de logements collectifs ont plus que triplé, passant de 36 en janvier 2003 à 112 le mois dernier. Il s'agit dans la plupart des cas de logements destinés au marché locatif. La région de Québec a affiché une baisse marginale (moins 4 %) du nombre de logements collectifs mis en chantier, qui s'est établi à 140.

Selon M. Hughes, «la stabilité relative de la construction de logements collectifs en janvier masque deux résultats bien divergents. En effet, tandis que les mises en chantier de logements locatifs ont baissé de façon importante, la construction de copropriétés a continué sur sa lancée, ce qui compense le recul du côté locatif.»

Pour l'ensemble du pays, la SCHL rapporte 11 280 logements mis en chantier (incluant dans ce cas les régions rurales), ce qui représente une augmentation de 7,5 % par rapport à janvier 2003. Le bond de 21,1 % enregistré pour les logements collectifs a largement compensé le recul de 4 % observé sur le marché des maisons individuelles.