Olymel consolide ses activités de transformation

Olymel fermera complètement son usine de Princeville en mai prochain, ce qui veut dire l'élimination de 381 emplois. La filiale de la Coopérative fédérée se dit assurée de pouvoir en relocaliser une majorité, au moins 250, dont 230 à son usine de Saint-Simon près de Saint-Hyacinthe et 20 à Valley-Jonction dans la Beauce.

Cette liste de 381 emplois comprend les cadres, les syndiqués et les membres du personnel de bureau. L'usine de Princeville située dans la région des Bois-Francs cessera de fonctionner à la fin de mai 2004. Les activités d'abattage et de découpe de porc qui se faisaient dans cette localité seront consolidées dans les usines de Vallée-Jonction, de Saint-Valérien et de Saint-Simon.

La direction d'Olymel dit prendre cette décision pour des raisons économiques et opérationnelles. «L'industrie nord-américaine du porc traverse depuis quelques années une période importante de consolidation et de restructuration marquée par la modernisation et l'augmentation des capacités d'abattage par établissement. Olymel dispose au Québec d'une trop grande surcapacité d'abattage par rapport au potentiel de croissance de la production québécoise au cours des prochaines années», explique le président-directeur général d'Olymel, Réjean Nadeau.

Afin de maintenir le niveau moyen de ses abattages au Québec, Olymel redémarrera le deuxième quart (celui de soir) de son usine de Saint-Simon. Avec certains investissements, elle pourra encore compter sur des capacités excédentaires. «Il s'agit d'une décision difficile mais néanmoins nécessaire au maintien de notre position concurrentielle sur la scène nationale et internationale tout en tentant au maximum de protéger le plus grand nombre d'emplois», ajoute M. Nadeau.

Paul Beauchamp, porte-parole d'Olymel, mentionne que la plupart des employés perdant leur emploi à Princeville pourront probablement se voir offrir un travail ailleurs dans d'autres usines d'Olymel, à la condition évidemment d'accepter le déplacement. Les changements devront se faire dans le respect des conventions collectives et ceux qui préféreront partir pourront compter sur l'entreprise pour le respect de toutes ses obligations légales, assure M. Beauchamp.

Leader canadien sur la scène nationale et internationale, Olymel abat, transforme et met en marché des produits de viande de porc et de volaille. Ses produits se retrouvent partout au Canada ainsi que dans plus de 40 pays dans le monde. Détenue par la Coopérative fédérée de Québec et SGF Soquia, celle-ci avec une participation de 17 %, Olymel a enregistré un chiffre d'affaires de près de deux milliards en 2003. La société emploie plus de 9000 personnes réparties dans 15 usines au Québec, en Ontario et en Alberta. Elle abat et transforme hebdomadairement 125 000 porcs, 1,5 million de poulets et 80 000 dindons.