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Goldman Sachs finalise un accord de 5 milliards

New York — La banque d’affaires américaine Goldman Sachs a finalisé lundi un accord de 5,06 milliards de dollars pour solder un litige sur des crédits immobiliers adossés à des produits financiers complexes à l’origine de la crise de 2008.

C’est le ministère américain de la Justice qui a annoncé ce compromis intervenant près de trois mois après un accord de principe entre l’établissement et les autorités. Goldman Sachs était accusée d’avoir vendu de 2005 à 2007 un portefeuille titrisé de prêts hypothécaires résidentiels (RMBS), c’est-à-dire des crédits immobiliers convertis en produits financiers qui ont causé des pertes abyssales aux acheteurs finaux.

Dans le détail, la banque new-yorkaise a écopé d’une amende civile de 2,4 milliards. Elle devrait verser 875 millions à des investisseurs lésés et consacrer 1,8 milliard à dédommager les consommateurs sous différentes formes. Goldman Sachs a accepté de financer des travaux de réhabilitation de maisons de certains ménages, d’aider à la restructuration de la dette pour d’autres et de soutenir financièrement des programmes de prévention de saisies immobilières.

Les autorités renoncent de leur côté à engager des poursuites judiciaires contre la banque.

Le prestigieux établissement avait déjà intégré cette amende dans ses résultats du quatrième trimestre, marqués par un plongeon de 72 % sur un an du bénéfice net à 574 millions.

Wells Fargo aussi

Vendredi, Wells Fargo a également écopé d’une amende de 1,2 milliard afin de solder des poursuites des autorités américaines liées à ses pratiques dans les crédits immobiliers. L’établissement, qui fournit un prêt immobilier sur cinq aux États-Unis, a reconnu des pratiques « abusives » lors de l’octroi de prêts entre mai 2001 et décembre 2008, a indiqué le département de la Justice dans un communiqué.

Cet accord met fin, selon le ministère, aux poursuites engagées par le gouvernement fédéral devant des tribunaux new-yorkais et californien ainsi qu’aux actions engagées contre Kurt Lofrano, un ancien dirigeant de Wells Fargo dans ce dossier. « Cet arrangement nous permet de mettre derrière nous cette procédure », a réagi dans un communiqué la banque, ajoutant avoir constitué des réserves pour absorber cette amende.