La chute du titre de Bombardier fait perdre une fortune aux Bombardier-Beaudoin

Nommé président exécutif du conseil le 15 février 2015, Pierre Beaudoin a vu son salaire global s’établir à 3,85 millions $US, en baisse par rapport à 5,2 millions $US en 2014.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Nommé président exécutif du conseil le 15 février 2015, Pierre Beaudoin a vu son salaire global s’établir à 3,85 millions $US, en baisse par rapport à 5,2 millions $US en 2014.

Le plongeon du cours de l’action de Bombardier a fait perdre des centaines de millions à la famille qui contrôle l’entreprise, et ce, même si ses membres ont augmenté leur participation en achetant des millions d’actions supplémentaires.

La baisse la plus marquée s’observe du côté des quatre principaux actionnaires membres de la famille Bombardier-Beaudoin, peut-on constater dans la circulaire envoyée aux actionnaires de Bombardier en vue de l’assemblée annuelle du 29 avril prévue à Mirabel.

Les quatre membres en question de la famille sont : J.R. André Bombardier, Janine Bombardier, Claire Bombardier Beaudoin et Huguette Bombardier Fontaine. En date du 7 mars dernier, ceux-ci contrôlaient indirectement 249,5 millions d’actions multivotantes de catégorie A et 30,2 millions d’actions à droit de vote subalterne.

À la fin de l’exercice terminé le 31 décembre dernier, le titre de l’avionneur québécois avait perdu plus de 60 % de sa valeur en Bourse. À ce moment, les actions de catégories A et B cotaient respectivement à 1,49 $ et 1,34 $ à la Bourse de Toronto.

De plus, les cinq membres de la famille qui siègent au conseil d’administration ont vu la valeur de leurs actions dégringoler de 200 millions $US.

Ainsi, la perte de J.R. André Bombardier est estimée à 156,9 millions $US. De son côté, le président émérite du conseil d’administration, Laurent Beaudoin, a perdu 30,6 millions $US. Pour le président exécutif du conseil, Pierre Beaudoin, la perte est de 2,77 millions $US. Celle de Jean-Louis Fontaine est évaluée à 10,2 millions $US, alors que celle de Johanne Bissonnette est de 15 300 $US.

Ces actionnaires de contrôle ont accusé ces pertes, même s’ils ont acheté des actions de Bombardier l’an dernier, alors que l’entreprise procédait à une émission de bons de souscription afin d’amasser environ 1 milliard.

Laurent Beaudoin et J.R. André Bombardier ont notamment chacun acheté sept millions d’actions de catégorie B au cours du dernier exercice.

« Le fait que des membres la famille aient acheté des actions témoigne de leur confiance à l’endroit de Bombardier », a souligné vendredi une porte-parole de la société, Isabelle Rondeau.

Par ailleurs, la circulaire indique que le président et chef de la direction, Alain Bellemare, a vu son salaire global dépasser celui de son prédécesseur au cours de l’exercice 2015.

La rémunération globale de l’homme de 54 ans a atteint 6,4 millions $US, une somme qui comprend un salaire de base de 864 300 $US, 3,1 millions $US d’attributions fondées sur des options, 655 200 $US d’attributions fondées sur des actions, une prime de 1,2 million $US ainsi qu’un montant supplémentaire de 594 100 $US ayant entre autres servi à défrayer ses frais de déménagement.

Nommé président exécutif du conseil le 15 février 2015, Pierre Beaudoin a vu son salaire global s’établir à 3,85 millions $US, en baisse par rapport à 5,2 millions $US en 2014.

L’ex-grand patron de la division transport, Lutz Bertling, a pour sa part reçu près de 8 millions $US, dont une indemnité de départ de 4 millions $US. Celui-ci avait quitté ses fonctions en décembre 2015 et a depuis été remplacé par Laurent Troger, à l’emploi de Bombardier depuis 2004.

Au cours de l’assemblée, les actionnaires seront notamment appelés à voter sur une proposition visant à permettre au conseil d’administration de procéder à un regroupement d’actions d’ici le 31 octobre pour faire grimper leur valeur.

La circulaire propose le scénario d’un regroupement d’une action par tranche de 8 à 16 actions actuellement en circulation.

2 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 3 avril 2016 06 h 27

    Maple Leaf for ever VS Cabane à Sucre...

    Dans le grand programme de terre brulé que propose le Canada aux Québécois, rien ni personne ne doit être mis à l'abris des conséquences.
    Rien n'y fait, même les "services rendus" à la nation canadian ne comptent plus. Seule chose qui importe : le résultat des saccages commis sur un contrôle canadien progressif toujours plus étroit du Québec.
    A chaque jour, un pas de plus doit être fait pour fragiliser ce qui reste du pouvoir politique des Québécois.
    De tous les Québécois, sans exeption. Après tout, ne sont-ils pas frères des Acadiens et des Métis ?
    Donc, on ne sait jamais ! Vaut mieux tout prévoir...
    Alors, pas plus de quartier que de Cartier !
    Dehors les Canayens, avec ou sans médailles.

    Maple Leaf for ever.
    Même si le symbole de la feuille d'érable a été dévoyé de son sens historique...

    Et si on y pensait tous un peu en allant à la Cabane à Sucre ?

  • Renaud Lévesque - Inscrit 3 avril 2016 07 h 34

    Bombardier fait perdre une fortune aux Bombardier-Beaudoin

    Qu'en est-il de l'investissement de la Caisse de dépot et des autres petits investisseurs?
    Ces derniers n'ont pas accès aux options pour se renfouer.

    Depuis les 15 dernieres années un investissement dans Bombardier est un fiasco...