Pages Jaunes investit 155 millions

L’investissement et la création d’emplois se feront sur trois ans. Il s’agira d’emplois dans les technologies, le marketing et le service à la clientèle notamment.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir L’investissement et la création d’emplois se feront sur trois ans. Il s’agira d’emplois dans les technologies, le marketing et le service à la clientèle notamment.

Pages Jaunes poursuit son virage numérique et, pour ce faire, investira quelque 155 millions à Montréal, créant ainsi 350 emplois.

L’annonce en a été faite vendredi, en présence du premier ministre Philippe Couillard, du maire de Montréal, Denis Coderre, de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, et du ministre responsable de la région de Montréal, Martin Coiteux.

« Bien qu’on ait des bureaux partout au Canada, c’est à partir de nos opérations ici que nous avons choisi d’opérer notre croissance dans le numérique », a lancé le président et chef de la direction de Pages Jaunes, Julien Billot.

Le numérique représentait, pour Pages Jaunes, 27 % des revenus en 2010. Lors du dernier trimestre de 2015, il représentait 62 % des revenus. Et M. Billot espère qu’il représentera 80 % des revenus en 2018.

L’entreprise avait adopté en 2014 un plan de retour à la croissance, qui prévoyait ce virage numérique.

Pourquoi avoir choisi Montréal plutôt qu’un autre établissement au pays « Historiquement, Montréal, c’est le coeur de l’entreprise Pages Jaunes ; c’est ici que Pages Jaunes a été créé ; c’était une société qui, à l’époque, était près de Bell Canada. Pour nous, c’est très important parce qu’on considère qu’il y a un terreau d’innovation, il y du talent dans la métropole, c’est une métropole aussi multiculturelle. C’est très important parce qu’on peut travailler aussi sur nos services en anglais et en français à partir de?Montréal »,?a?justifié M. Billot.

Québec donnera un coup de pouce à Pages Jaunes au chapitre de la formation du personnel et du rehaussement des compétences numériques, en injectant 4,3 millions.

L’investissement et la création d’emplois se feront sur trois ans. Il s’agira d’emplois moitié dans les médias — technologies et marketing — et moitié dans le service à la clientèle, a précisé M. Billot.

Le premier ministre Couillard a dit espérer que les 350 emplois ainsi créés ne seront qu’un début. « C’est un plancher, on espère faire encore mieux et encore plus », a-t-il lancé, après avoir visité les installations de la société en compagnie de la direction.

Et au lendemain de la présentation du budget du Québec, où des fonds étaient justement consacrés à l’innovation et à la formation, il a voulu marteler son message.

« On dit à tous les entrepreneurs du Québec : venez au Québec, restez au Québec — il y a plusieurs avantages ; il y a plusieurs atouts que le Québec a à offrir — et on est là pour vous accompagner, vous aider, vous appuyer dans les transformations que vous désirez faire », a dit le premier ministre.

1 commentaire
  • P. Raymond - Inscrit 19 mars 2016 15 h 39

    La question (du jour) à 4,3 millions de dollars

    Pour nos champions de l'économie.
    Sans financement public le secteur privé peut-il, a-t-il jamais pu, pourrait-il à lui seul générer un seul emploi ?

    Une telle gestion des finances publiques téléguidée par un obscur secteur privé aussi néfaste que destructrice pour le secteur public pourrait-elle être remise en question au plus sacrant... Car quand les finances publiques en sont rendues à servir à l'anéantissement du système public au profit du secteur privé publiquement subventionné on dépasse le seuil du néo-libéralisme pour atteindre celui du néo-misérabilisme.