Les entreprises se disent satisfaites

Le président-directeur général du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le président-directeur général du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval

Les représentants des entreprises se montrent satisfaits du budget Leitão, compte tenu de la marge de manoeuvre limitée dont disposait le gouvernement du Québec, selon eux.

« Malgré des moyens encore limités du gouvernement, on voit que c’est un budget “manufacturier”. Il y a entre autres pour l’innovation près de 400 millions pour nous là-dedans pour des projets d’automatisation, de robotisation, de numérisation. Ça, ça urge », s’est exclamé au cours d’une entrevue le président des Manufacturiers et exportateurs du Québec, Éric Tétrault.

Il rappelle qu’avec les différents accords touchant la libéralisation des échanges, les entreprises ont intérêt à être plus productives et avaient besoin d’un coup de pouce à ce chapitre. « Le gouvernement nous a entendus, mais les moyens sont encore limités », a laissé tomber en entrevue Françoise Bertrand, de la Fédération des Chambres de commerce du Québec.

Elle souligne particulièrement le rabais du tarif d’électricité dont pourront bénéficier les grandes entreprises consommatrices à certaines conditions.

Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du Conseil du patronat du Québec, se réjouit aussi du fait que les entreprises seront en mesure de voir à plus long terme. « C’est assez exceptionnel, on n’a jamais vu ça au Québec : une prévision de budget pour les cinq prochaines années », a-t-il dit.

Bien que le gouvernement ne disposait pas d’une marge de manoeuvre extraordinaire pour investir dans les nouvelles initiatives, « il le fait cependant et il le fait dans l’éducation, l’innovation, l’exportation ; il le fait dans plusieurs domaines, mais ces mesures sont réparties dans le temps, parce que la marge de manoeuvre est faible », a justifié M. Dorval.

Il apprécie tout de même cette modération et cette prudence.


L'ensemble des entreprises
 

Du côté de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, qui représente des petites et moyennes entreprises, la vice-présidente principale, Martine Hébert, s’est réjouie du fait que Québec n’ait pas privilégié que certaines entreprises avec ses mesures.

« On a toujours préféré des mesures d’intérêt général à des mesures ciblées. Les crédits d’impôt, les subventions, par exemple, ce sont toujours des mesures qui s’adressent à certaines entreprises avec certaines caractéristiques pour faire certaines choses, alors que les allégements fiscaux bénéficient à l’ensemble des entreprises, qui peuvent, après, décider elles-mêmes où elles vont investir », a relevé Mme Hébert.

Elle cite en exemple l’accélération de la réduction de la contribution au Fonds des services de santé pour les petites entreprises ayant une masse salariale de moins de 1 million.

« On peut très bien présumer qu’il y a plusieurs, plusieurs PME au Québec, dans plusieurs secteurs d’activités, qui vont bénéficier de cette mesure-là », a opiné Mme Hébert.

2 commentaires
  • - Inscrit 17 mars 2016 22 h 21

    Le ventre mou du Québec, son milieu d'affaires

    Le milieu des affaires applaudissent à la médiocrité et au manque d'imagination. Ce n'est pas nouveau, ce milieu a toujours été la traine de la société québécoise. Toujours mécontents de ce qui change et satisfait de ce qui est immobile.

    Oui le ventre mou du Québec, c'est vraiment son monde des affaires dont la philosophie est la restriction mentale apprise dans les cocktails de chambres de commerce, le nez collé sur leurs petits intérêts privés. Petit !

  • Patrick Provost - Abonné 17 mars 2016 22 h 47

    C'est bien certain...

    Car le Conseil du patronat du Québec tire les ficelles du gouvernement, alors que la population, elle, continue d'être manipulée comme un pantin et d'être abusée par ce vieux parti...