Les entreprises craignent les conséquences d’un «Brexit»

Londres — La Confédération de l’industrie britannique (CBI), principale organisation patronale du Royaume-Uni, a annoncé mardi que 80 % de ses adhérents pensaient qu’un maintien dans l’Union européenne était dans leur intérêt.

L’organisation a obtenu 773 réponses d’entreprises de toutes tailles à travers le pays grâce à une enquête menée par l’institut ComRes. À la question «quel résultat au référendum sur l’UE est le meilleur pour votre entreprise», 80 % ont répondu «rester», 5 % «quitter» l’UE, tandis que 15 % sont indécises à un peu plus de trois mois du scrutin du 23 juin. Parmi les seules PME, réputées plus sensibles aux arguments en faveur du Brexit, 71 % ont répondu que «rester» était la meilleure option.

Forte du résultat de cette consultation, la direction de la CBI a indiqué qu’elle allait désormais faire campagne en soulignant les avantages économiques de l’adhésion à l’UE, sans toutefois rejoindre le camp du maintien dans la campagne politique. «La plupart veulent que le Royaume-Uni reste dans l’UE parce que c’est mieux pour leur entreprise, pour l’emploi et la prospérité, a souligné Carolyn Fairbairn, la directrice générale de l’organisation. Partir aurait peu de sens économiquement et risquerait de jeter aux orties les nombreux bénéfices de notre adhésion à l’UE», a-t-elle ajouté.

La CBI a 190 000 membres qui emploient 7 millions de personnes. Des groupes eurosceptiques l’avaient accusée d’être aveuglément pro-européenne et de ne pas refléter l’opinion de tous ses adhérents.

La CBI en a profité mardi pour publier des témoignages de patrons favorables au maintien dans l’UE, allant de géants comme Airbus et Siemens à des entreprises plus modestes comme le brasseur Adnams ou le producteur de béton nord-irlandais Acheson Glover.