La bataille légale continue - Hollinger intente une poursuite contre deux administrateurs

Toronto - Le conglomérat Hollinger porte un autre coup dans la bataille légale qui l'oppose à sa filiale américaine en intentant une poursuite contre deux des principaux membres du conseil d'administration de Hollinger International, qu'il accuse d'avoir formulé des accusations non fondées à l'endroit de Conrad Black.

Dans sa poursuite déposée hier devant un tribunal du Delaware, Hollinger allègue qu'une entente conclue en novembre entre M. Black et Hollinger International est non valide puisqu'elle repose sur de fausses informations. Les membres indépendants du conseil de Hollinger International avaient rejeté cette interprétation le mois dernier.

Deux membres clés

La poursuite de Hollinger vise deux membres clés du conseil de Hollinger International, soit Gordon Paris, le président du comité indépendant qui a accusé M. Black et certains de ses associés de s'être approprié indûment des millions de dollars, ainsi que James Thompson, un ex-gouverneur de l'État de l'Illinois. M. Thompson préside également le comité de vérification comptable de Hollinger International.

Dans l'entente conclue en novembre, M. Black s'engageait notamment à rembourser 7,2 millions $US à la filiale Hollinger International.

Dans la poursuite déposée mardi, Hollinger, le conglomérat torontois par lequel M. Black contrôle le groupe de presse Hollinger International, accuse MM. Paris et Thompson de «tromperie» parce qu'ils auraient faussement affirmé que des paiements non autorisés avaient été faits à M. Black et des associés.

D'autre part, le fonds de retraite des enseignants de la Louisiane a déposé une requête en recours collectif contre M. Black et d'autres hauts dirigeants de Hollinger International, les accusant de s'être approprié des millions de dollars.

La requête vise notamment David Radler, ex-vice-président de Hollinger International.